BAROMÈTRE
Après une année difficile, l'immobilier de luxe compte sur un redémarrage en 2025

Le dernier baromètre des prix réalisé par Coldwell Banker, spécialiste de l'immobilier de luxe, indique que ce secteur n'a pas été épargné par la crise. Sur les 20 principaux marchés « luxe » français, le nombre de transactions a quasiment été divisé par deux en deux ans.
Comme d'autres secteurs de l'immobilier, le luxe n'a pas été épargné par la crise. Dans son dernier baromètre de prix, publié le 10 décembre 2024, le réseau d'agences immobilières Coldwell Banker Europa Realty, spécialiste de l'immobilier de luxe, confirme la tendance à la baisse. L'étude a été réalisée sur l'ensemble des données trimestrielles collectées par Price Hubble à partir des données fournies par Coldwell Banker et les transactions répertoriées sur le marché français, sur le segment du luxe, soit pour des transactions au-dessus d'un million d'euros.
Des transactions à la baisse
Hausse des marches de négociation
Autre raison de cette tendance à la baisse : le resserrement des conditions de crédit. En deux ans, les volumes de prêts ont été divisés de plus de la moitié. La tendance, observée en 2024, indique aussi que « le marché ferme définitivement la page Covid, qui était plus favorable aux vendeurs, pour entamer une phase de reprise, où les acheteurs ont davantage la main. Cela a particulièrement impacté certains marchés qui avaient connu une hausse particulièrement forte de leurs prix ces dernières années. Comme par exemple, sur la Côte Atlantique, à Arcachon (-7,9%) et au Cap Ferret (-4,5%) ».
Cette forte baisse du nombre d'acheteurs finançables a contraint les vendeurs à négocier davantage. Sur les marchés, qui avaient notamment bien profité des changements de modes de vie liés au Covid (télétravail, résidence semi-secondaire), les marges de négociation ont clairement augmenté. Elles sont passés de 5,5% à 6,9% en France. Cette hausse est encore plus forte dans certains territoires comme l'Ile-de-France et la Côte Atlantique. Par exemple, à Boulogne Billancourt, la marge de négociation est passée de 4% à 9% entre 2022 et 2024. Seules les très grandes villes, et en particulier, celles où se trouvent les stations de montagne comme Megève, Chamonix ou Courchevel, ont peu été impactées par ces changements de marges de négociation. Sur ces territoires recherchés pour le luxe, elles restent quasiment inchangées depuis des années, autour de 5%.
Paris attire toujours
A Paris, les ventes de biens de plus d'un million d'euros ont baissé de moitié. Sur la Rive Gauche, elles sont passées de 3 775 à 1 935. Cela représente une baisse de 54%. Et Rive droite, elles ont chuté de 55%, passant de 8 862 à 3913 en deux ans. Cette baisse révèle également une offre qui a diminué de moitié. En 2024, il n'y a eu que 5 600 offres de biens au-dessus d'un million d'euros à Paris, contre 12 600 en 2023 et 2022. Cette rareté de l'offre a permis de soutenir les prix, qui ont baissé des deux côtés de la Seine. La preuve : ils n'ont baissé que de 1,7% côté Rive gauche et de 0,1% côté Rive droite. Dans les deux points aussi, les taux de négociation ont augmenté, de 6,9% pour la Rive gauche et 8,2% pour la Rive droite.
L'ultra-luxe se porte bien
Un optimisme pour 2025
Photo | Pixabay
© 2026 acheter-louer.fr, Toute reproduction même partielle est strictement interdite
#Immobilier de luxe
# baromètre
#Coldwell banker
Laisser un commentaire
Votre adresse email ne sera pas publiée

