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NEUF

Les chiffres provisoires donnés par le ministère de la Transition écologique sont implacables. Le marché du neuf ne voit toujours pas la lumière au bout du tunnel. En effet, le nombre de réservations, qui s'est fixé à 15 130 logements, continue de baisser depuis sept trimestres, dans un contexte économique toujours aussi compliqué pour la construction neuve. Actuellement, les promoteurs sont pris en tenaille entre les difficultés d'accès au crédit pour les acquéreurs et la hausse des coûts de construction. Le nombre de logements mis en vente par les promoteurs est en hausse ce trimestre à 15 730 (+7,2%) mettant un terme à la baisse constatée depuis six trimestres. En revanche, les commercialisations ont fortement chuté sur un an, à -38%. Résultat : l'encours de logements neufs disponibles à la vente augmente de 1,6% sur un an et atteint 129 250 logements, en hausse constante depuis début 2022. La chute des réservations est un peu plus marquée pour les maisons (-5,3%) que pour les appartements (-3,5%), coeur de métier des promoteurs. Sur un an, les réservations d'appartements ont chuté de 24,3%. A en croire les chiffres de la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI), les permis délivrés par les collectivités pour construire des logements collectifs continuent de baisser au premier trimestre (-7,6%) à 40 600, loin derrière les niveaux atteints entre 2015 et 2018 (59 600). « On croyait avoir touché le fond, mais on continue à avoir des chiffres catastrophiques, cataclysmiques », a expliqué le président de la FPI, Pascal Boulanger, pour qui le rebond « n'est pas pour tout de suite ».

ANCIEN

Dans l'ancien, il n'est pas encore question d'euphorie. En effet, le volume de transactions de logements anciens en cumul sur les douze derniers mois en France est fixé à 835 000 à fin février 2024. Par rapport à l'année précédente, cela représente une baisse de 23%, et un volume d'achats et de vente le plus faible depuis 2016. Toutefois, « si le nombre de transactions devait continuer de diminuer dans les mois à venir, la baisse annuelle assez stable depuis quelques mois pourrait commencer à s'amoindrir », détaille la note de conjoncture pour les mois d'avril et mai. Résultat : les notaires remarquent un regain d'activité, sur certains territoires, ce qui augure une reprise si la Banque centrale européenne confirme vouloir alléger les contraintes qui impactent le marché immobilier. « Sans prédiction auto-réalisatrice, l'espoir d'un frémissement et d'un avenir plus dégagé à l'orée du dernier trimestre ne serait plus forcément à exclure », ajoute encore la note de conjoncture. Pour les Notaires de France, la reprise de la demande est irrémédiablement conditionnée par une baisse prolongée des taux. Autre signal susceptible d'accompagner la reprise du marché de l'ancien : le niveau des prix. Ceux des logements anciens en France métropolitaine sont en baisse de 3,9% sur un an au quatrième trimestre 2023. Pour les maisons, ils diminuent de 3,8% et pour les appartements de 4,1%. A la fin mois de mai 2024, cette diminution des prix devait continuer de s'amplifier pour atteindre 5,5%. Le second et le dernier semestres 2024 pourraient marquer le début d'une reprise.

Photo | Cafpi

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