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BAROMÈTRE

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Neuf

L'immobilier neuf est en crise. Selon les dernières données publiées par le ministère de l'Aménagement du territoire, 59 014 nouveaux logements ont été mis en vente en France en 2024. Ces chiffres sont inquiétants puisque c'est 29% de moins que l'année précédente et presque moitié moins qu'en 2022. Néanmoins, au quatrième trimestre, le nombre de nouveaux logements commercialisés a légèrement augmenté (+6,4%) par rapport au trimestre précédent, à 14 335. Ce sont surtout des appartements qui ont été mis en vente au dernier trimestre (+8,1% sur un trimestre), tandis que le nombre de maisons commercialisées a continué de marquer le pas. Elles ont ralenti de 15,5%. Les réservations de logements réalisées par des particuliers atteignent le nombre de 67 906 en 2024. C'est 5% de moins sur un an, mais près de 40% de moins qu'en 2022. Au cours du dernier trimestre, les réservations de logements par des individus ont reculé de 4,2% par rapport au trimestre précédent, à 17 122. Les particuliers ont surtout réservé des appartements (16 331 logements). Au niveau des maisons, 791 réservations ont été enregistrées au cours du dernier trimestre, soit 8,9% de moins que lors des trois mois précédents. Le nombre de maisons réservées est de nouveau tombé à un niveau aussi bas qui n'a plus été atteint depuis au moins 2019.

Le stock de logements proposés à la vente se résorbe très lentement : 117 472 logements étaient disponibles au dernier trimestre, 3% de moins que lors des trois mois précédents. Sur le territoire, la zone la plus tendue en matière de logements disponibles (Paris, une grande partie de l'Île-de-France, la Côte d'Azur et la zone frontalière avec la Suisse) a concentré 50,7% des réservations et 47,2% des mises en vente dénombrées au quatrième trimestre. Les autres grandes agglomérations de plus de 250 000 habitants ont concentré 40,4% des réservations et 39,4% des mises en vente.

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Ancien

Le marché de l'ancien montre des signes encourageants, à en croire les résultats du premier trimestre de l'année 2025. Le réseau Laforêt constate que la demande est en forte progression, boostée par des conditions de financement favorables. Sur une année, la demande est en forte accélération et atteint +15% au niveau national, avec des bonds à +16% en régions, et une reprise solide à Paris (+14%). Ce début de renouveau s'explique par une tendance baissière des prix, débutée dès la fin de l'année 2022 et intensifiée en 2023 et 2024. L'amélioration des conditions de financement explique aussi cette embellie car elles ont relancé l'intérêt des acquéreurs et rendu le marché plus attractif. Aussi, près de 86% des ventes font, à présent, l'objet d'une négociation. Un chiffre en nette augmentation par rapport à 2022 (61%).

De son côté, le réseau Orpi remarque que les dynamiques territoriales restent contrastées. Au niveau national, le volume de transactions est en hausse de 11%. A l'instar des grandes métropoles françaises, la capitale retrouve une croissance en hausse (+5% de compromis signés), ce qui laisse augurer un regain d'attractivité après plusieurs mois, indispensables, de correction des prix. En raison de son attractivité démographique et de son développement économique, Toulouse confirme son dynamisme : +25% de compromis. A l'inverse, de grandes métropoles restent stables, à l'image de Marseille (-1%), alors que d'autres, comme Lyon, poursuivent leur ajustement après une longue période de hausse des prix. Les délais de vente, en moyenne de 98 jours au niveau national, ont augmenté de deux jours par rapport au premier trimestre 2024. En Île-de-France, ces délais atteignent 101 jours. Ils dépassent ceux des régions (99 jours). Cette situation traduit le non-alignement entre les prix et les capacités de financement des acquéreurs qui temporisent avant de finaliser leur projet. Elle démontre également leur besoin de sécuriser leur financement et de bien évaluer les coûts de rénovation avant d'acheter.

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