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BAROMÈTRE

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Neuf

Le marché immobilier neuf traverse une période assez compliquée, comme le confirme le dernier rapport de la Fédération des Promoteurs immobiliers (FPI) pour ce début 2025. Les espoirs d'une reprise en janvier se sont vite dissipés face aux tensions politiques en France et à l'international. Cela s'est traduit par un recul de 0,3% des investissements des ménages. Au niveau des constructions, même si les permis de construire affichent une petite progression (+4,9% avec 84 600 logements), les volumes restent bien loin des niveaux d'avant-crise où ils atteignaient en moyenne 113 000 unités entre 2015 et 2018. Plus inquiétant encore, les mises en vente chutent (-16,5%), avec plus d'un quart des programmes immobiliers abandonnés par les promoteurs. Les ventes ne font pas exception. Elles accusent une baisse globale de 10,3%. La fin du dispositif Pinel a particulièrement impacté les investisseurs (-41,1%), alors que les ventes en bloc baissent de 18,2%. Seul signe positif : les particuliers, qui achètent pour habiter, sont plus nombreux (+9,8%), notamment grâce au PTZ. Les prix, eux, se maintiennent autour de 5 000 euros/m². Cette stabilité s'explique aussi par le fait que les promoteurs ne peuvent pas rogner sur les coûts des matériaux et les exigences normatives. Pour tenter d'enrayer cette spirale négative, le gouvernement a lancé plusieurs initiatives : prolongation du PTZ, allègements fiscaux sur certaines donations, et bientôt un nouveau statut pour les bailleurs privés. La FPI, qui a vu le secteur perdre la moitié de ses ventes depuis 2019 avec son lot de faillites et de licenciements, espère maintenir un dialogue constructif avec les autorités pour amener sa branche sur le chemin de la sortie de crise.

Pixabay

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Ancien

Après une longue période délicate, le marché de l'immobilier ancien montre enfin des signes encourageants. Les acheteurs sont progressivement de retour, encouragés par des conditions de crédit plus favorables, ce qui entraîne une légère hausse des prix. Mais attention, il ne faut pas encore crier victoire, car le contexte économique incertain continue de faire hésiter bon nombre de candidats à l'achat. Cette année marque un vrai changement de dynamique. Depuis début 2024, les banques ont assoupli leurs critères d'octroi de prêts, ce qui permet notamment aux jeunes premiers acheteurs de se lancer. La hausse annoncée des frais de notaire en avril a aussi contraint beaucoup de personnes à accélérer leur projet. Résultat : le marché reprend des couleurs et les prix grimpent doucement mais sûrement partout en France. Les chiffres parlent d'eux-mêmes : au 1er juin 2025, le prix moyen au m² a atteint 3 111 euros, soit une hausse de 0,6%. Mois après mois, les prix continuent leur progression mesurée (+0,1%). C'est le signe que le marché se stabilise en douceur. Côté volume, à fin mars 2025, 880 000 logements ont été vendus sur 12 mois glissants, soit 35 000 de plus que sur l'ensemble de l'année 2024, selon l'indice Notaires-Insee. Les agents immobiliers, comme ceux du réseau IAD, confirment cette tendance positive avec une hausse des compromis signés. Ils prévoient d'atteindre les 959 000 ventes à la fin de l'année 2025. Toutefois, la prudence reste de mise. En effet, l'investissement locatif et les résidences secondaires sont toujours à la peine. La reprise concerne surtout les biens « abordables », c'est-à-dire ceux qui se situent sous la barre des 400 000 euros. Et si l'on tient compte de la croissance de la population, on reste encore bien loin des records de ventes de ces dix dernières années.

Photo | Cafpi, Unsplash, Pixabay

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