Logo Expression

BAROMÈTRE

Baromètre

Cafpi

Unsplash

Unsplash

Neuf

Les ventes de logements neufs continuent de baisser. Les chiffres du ministère de l'Aménagement du territoire sont sans appel : au deuxième trimestre 2025, les réservations des particuliers ont chuté de 8,7% sur un an. Même si on observe un timide frémissement des mises en vente et que les pouvoirs publics tentent de soutenir le secteur, le marché reste dans une situation préoccupante. Le constat est clair : seulement 15 726 logements neufs ont trouvé preneurs entre avril et juin 2025. C'est près de 9% de moins qu'à la même période l'année dernière. Et si la baisse semble moins brutale d'un trimestre à l'autre (-2,3%), il s'agit néanmoins du troisième trimestre de suite où les chiffres sont dans le rouge. « Cette diminution concerne principalement les appartements (-2,5%), avec 14 821 réservations », précise le ministère. Les maisons individuelles, en revanche, progressent légèrement (+1,1%) avec 905 unités. Au niveau de l'offre, plus de 18 000 biens ont été mis en vente entre avril et juin, soit 4,5% de plus qu'en début d'année. Cette tendance touche aussi bien les appartements, qui progressent de 4,1%, que les maisons individuelles, en hausse plus marquée de 11,2%. À fin juin, l'offre totale s'établissait à environ 121 000 logements disponibles. Si ce chiffre est légèrement supérieur à celui de mars (+1,2%), il reste en retrait par rapport à l'an dernier (-4,7%). Quant aux annulations de vente, elles sont en légère hausse ce trimestre (+3,6%) et concernent environ une réservation sur six. Sur un an toutefois, la situation s'améliore avec une baisse notable de 13,9%. Même si le secteur reste en crise, comme l'attestent ces derniers chiffres, des signes de reprise existent, à l'image de la baisse des taux d'intérêt ou encore de l'élargissement du prêt à taux zéro (PTZ) à l'ensemble du territoire et aux maisons individuelles depuis le 1er avril.

Unsplash

Unsplash

Ancien

Juillet est traditionnellement l'un des mois phares du marché immobilier, avant le calme d'août qui voit généralement les ventes chuter d'un quart. Cette année 2025 fait exception : après un mois de juin dynamique, comparable aux belles années 2016-2019, juillet a marqué le pas avec une baisse d'activité de 9,3 % par rapport à juin. Ce recul est similaire à celui observé en 2024, mais bien loin de la légère hausse de 1 % habituellement constatée. Néanmoins, par rapport à juillet 2024, les ventes ont bondi de 30 %. Le marché de l'ancien poursuit donc sa reprise entamée début 2024. Sur les sept premiers mois de 2025, les acquisitions par des particuliers ont progressé de 19,1 % par rapport à la même période l'an dernier. Et même en tenant compte du début d'année 2024 particulièrement morose, la hausse atteint 14,2 % sur un an. Les prix continuent leur progression, signe que le marché immobilier reste dynamique. En juillet 2025, on observe une hausse générale de 1,4 % par rapport à l'année précédente. Les maisons tirent le marché vers le haut, portées par une demande qui ne faiblit pas : leur prix grimpe de 1,7 % sur un an, tandis que les appartements suivent un rythme plus modéré avec une hausse de 1,2 %. En revanche, le marché reste hésitant, avec un rythme de progression qui s'essouffle, à l'image du marché du crédit immobilier. Le contexte devient en effet moins favorable : la hausse des prix dégrade le pouvoir d'achat immobilier des ménages, dans un contexte où les taux de crédit peinent à se stabiliser. Le ralentissement des demandes de prêts immobiliers et la baisse des intentions d'achat laissent présager un atterrissage du marché.

Photo | Cafpi, Unsplash

© 2026 acheter-louer.fr, Toute reproduction même partielle est strictement interdite

#Crédit

#Neuf

#Ancien

Partagez :

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée