CONJONCTURE
Le marché résidentiel reste de marbre face à la crise

Le LABoratoire Economique du Logement (LABEL), cellule économique de la FNAIM, publie concomitamment sa note de conjoncture et son baromètre annuel du logement, permettant une radioscopie exclusive et exhaustive du marché en 2020 : nombre de transactions, constructions neuves, volumétrie et ventilation des types de logements dans les parcs privés et publics, logements vacants, évolution des prix et loyers, volumes de crédits, montant des aides... L'occasion également de situer le marché hexagonal parmi les marchés immobiliers de nos voisins européens.
Focus national : malgré la crise sanitaire, le marché immobilier montre sa résilience
D'après les chiffres recensés par le LABEL FNAIM, au 1er janvier 2020, le parc de logements français compte 36,1 millions de logements. Ces données permettent également une radiographique plus précise du parc immobilier, ainsi 82 % de ces logements sont utilisés comme résidences principales, 10 % comme résidences secondaires et 8 % sont vacants. La part des logements vacants dans le parc est en hausse continue depuis plus de 10 ans (passant de 7,1 % en 2010 à 8,3 % en 2020), notamment dans certaines villes moyennes, mais cette part augmente un peu moins vite depuis quelques années.
Ce moindre dynamisme des grandes villes s'observe également en Île-de-France et en particulier à Paris, où les ventes ont baissé de 18 % par rapport à fin 2019.Ce rééquilibrage semble également toucher les prix. L'impact de la crise est à ce jour en effet très mesuré sur les prix. Ceux-ci ont poursuivi leur hausse en 2020 (+4 % en France par rapport à 2019). Le marché immobilier est davantage touché dans les grandes villes. Le marché se rééquilibre et les villes moyennes et la périphérie des grandes villes sont pour le moment les gagnantes de la crise.

Par ailleurs, 25 % des logements ont une étiquette énergétique E.
Focus Europe : de fortes disparités entre les parcs de logements européens
Avec 36,1 millions de logements au 1er janvier 2020, le parc français demeure l'un des plus importants d'Europe, juste derrière l'Allemagne qui en compte 42 millions. Suivent l'Italie (31 millions), l'Espagne (26 millions) et le Royaume-Uni (24 millions).
Rapporté au nombre d'habitants, le Portugal et la Grèce sont les pays comportant le plus de logements pour 1 000 habitants (respectivement 577 et 574) alors que le Royaume-Uni est le pays avec le moins de logements pour 1 000 habitants (433).
Cela est notamment lié à la démographie, au nombre de résidences secondaires, et au type d'habitat de chaque pays.La France quant à elle clôture le « top 5 » avec 540 logements pour 1 000 habitants, devant la Suisse, l'Italie ou encore l'Allemagne.
L'Irlande, la Grèce, l'Espagne et l'Italie ont connu de fortes corrections de prix après la crise.
Sur 10 ans, l'Autriche est le pays qui a vu le prix de ses logements le plus progresser : +72,8% entre fin juin 2010 et fin juin 2020. Les prix de l'immobilier ont également beaucoup progressé en Suède, en Allemagne et en Norvège sur 10 ans, alors qu'en France la hausse sur 10 ans est relativement contenue (+17%).
Les prix des logements sont en baisse sur 10 ans dans 3 pays : l'Espagne, l'Italie et la Grèce.
Quelle surface acheter avec 200 000€ ?

Paris est la ville la plus chère de l'échantillon pour un achat immobilier dans le neuf : un budget de 200 000 € permet d'y acheter une surface de 15 m² dans le neuf. Le faible niveau d'offre neuve contribue à ces prix élevés. À titre de comparaison, on peut acheter pour le même budget, 25 m² à Londres, 36 m² à Berlin, 45 m² à Madrid ou 61 m² à Rome.
Le taux d'endettement est globalement très élevé dans les pays scandinaves (et même supérieur à 200% au Danemark et en Norvège), en lien avec la flambée des prix de l'immobilier observée il y a quelques années dans ces pays. Ce taux est particulièrement faible en Italie (62%) et assez important au Royaume-Uni (123%).
Néanmoins, bien que parmi les moins élevés, ce taux est en constante augmentation en France, passant de 80% en 2009 à 98% en 2019. Pour les autres grands pays européens, ce taux est soit constant (Italie, Royaume-Uni), soit en légère diminution (Allemagne), soit en forte baisse (Espagne).
Bien qu'en baisse, l'endettement des ménages reste très élevé au Danemark.
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