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Logement neuf 2025 : la FPI dresse le bilan annuel et dévoile les chiffres du dernier trimestre

La Fédération des Promoteurs Immobiliers (FPI) a dévoilé le 12 février les résultats du quatrième trimestre 2025 ainsi que le bilan annuel de l'Observatoire du logement neuf. Sans détour, la Fédération qualifie l'exercice 2025 de « catastrophique », pointant trois vents contraires majeurs : un contexte international anxiogène, une instabilité politique persistante et l'extinction du dispositif Pinel. Dans cet environnement défavorable, le marché du logement neuf a enregistré un net recul des ventes, confirmant l'ampleur des tensions qui traversent la filière. Focus sur les enseignements majeurs du bilan 2025.
Immobilier neuf : le marché en repli
En 2025, le marché du logement neuf a marqué un net recul, avec 92 352 ventes enregistrées, soit une baisse de 10,8 % par rapport à 2024 et un retour sous le seuil symbolique des 100 000 unités, selon l'Observatoire de la Fédération des Promoteurs Immobiliers. À titre de comparaison, 103 481 logements avaient été vendus en 2024 et 166 980 en 2019.
Cette contraction traduit la persistance d'un marché sous tension, malgré un regain ponctuel des mises en vente sur le dernier trimestre. Avec 12 370 logements mis sur le marché entre octobre et décembre, le quatrième trimestre 2025 affiche une hausse de 3,3 % par rapport au trimestre précédent. Cependant, ce niveau reste faible par rapport à 2019, année où 29 824 logements avaient été lancés, soit un recul de 10,2 %. Sur l'ensemble de l'année 2025, 59 915 mises en vente ont été comptabilisées, en progression de 9,4 % sur un an mais toujours très en deçà des volumes de 2019 (-17,8 %).
Offre et prix : une légère reprise malgré des contraintes structurelles
Du côté de l'offre, un timide redressement est perceptible dans les autorisations de construire. Les logements collectifs enregistrent une hausse annuelle de 20 %, mais ces volumes restent « loin des moyennes d'avant-crise » (Covid-19, guerre en Ukraine). Le rythme mensuel illustre ce décalage structurel : alors que plus de 19 000 logements étaient autorisés chaque mois entre 2014 et 2020, ce chiffre stagne désormais autour de 16 500 à 16 600 unités.
Malgré cette légère reprise, le marché reste fortement contraint par la hausse des coûts, entre réglementation, fiscalité et difficultés d'obtention des autorisations. Le prix moyen des logements neufs demeure ainsi stable, légèrement au-dessus de 5 000 €/m². Ces résultats s'expliquent par plusieurs freins qui affectent le marché du logement neuf.
Logement neuf 2025 : la fin du Pinel freine la reprise du marché
En dépit d'une hausse annuelle des mises en vente de +9,4 %, la Fédération des Promoteurs Immobiliers (FPI) juge ce rebond insuffisant pour parler de véritable reprise. La principale raison : la disparition du dispositif Dispositif Pinel, qui privait le secteur d'un levier essentiel pour déclencher les opérations. Faute d'investisseurs particuliers, de nombreux programmes n'ont pas atteint le seuil de pré-commercialisation.
Parallèlement, l'incertitude internationale reste anxiogène pour les ménages et les entreprises, tandis que l'instabilité politique nationale alimente un climat d'attentisme. Les ventes aux propriétaires occupants stagnent malgré des taux historiquement bas, et celles aux investisseurs se sont effondrées avec la disparition du Pinel. Face à ces freins, la FPI entrevoit néanmoins une lueur d'espoir pour 2026.
Dispositif Jeanbrun : vers une reprise attendue du logement neuf
Le dispositif Jeanbrun, adoptée récemment, est perçue par la Fédération comme un levier capable de relancer l'investissement locatif et de stimuler l'ensemble de la chaîne de production. Dans un communiqué publié le 12 février, elle souligne que ce dispositif rétablit ce qui faisait défaut au logement neuf : un cadre incitatif pour les investisseurs particuliers, essentiel pour amorcer les projets.
Après une année 2025 particulièrement difficile, le marché du logement neuf entre dans une phase clé. Entre contraintes structurelles, fin du Pinel et incertitudes internationales, la reprise reste fragile, mais le nouveau statut du bailleur privé offre un levier concret pour relancer l'investissement et redonner de l'élan au secteur cette année.
Photo | Freepik
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