OBSERVATOIRE
Immobilier : lancement du 1er observatoire complet sur la location !


Depuis plusieurs années, le marché locatif en France se caractérise par une forte tension, reflétant un déséquilibre marqué entre l'offre et la demande de logements à louer. Cette situation est particulièrement prégnante dans les grandes villes et leurs communes limitrophes, où la demande excède largement l'offre disponible. Un phénomène qui s'est accentué en 2023, avec l'impossibilité, pour un grand nombre de ménages, de devenir propriétaires. Quelles différences entre le marché de la location vide et de la location meublée ? Les JO 2024 produisent-ils déjà des effets ? Décryptage avec la 1ère édition de l'Observatoire GH Location pour le 1er trimestre 2024 : le seul observatoire qui analyse l'offre et les loyers de 15 portails d'annonces immobilières de professionnels et de particuliers.
4 français sur 10 sont locataires
Les Français aspirent toujours autant à devenir propriétaires. Pour autant, 4 ménages sur 10 sont locataires de leur résidence principale. Une part qui augmente légèrement depuis 2014, et qui s'est encore accentuée en 2023. Les contraintes qui pèsent aujourd'hui sur les acquéreurs en termes de capacité de financement contribuent à installer une forte tension sur le marché locatif.
Un nouvel outil exhaustif pour prendre le pouls du marché de la location
La location vide en recul au profit de la location meublé
Le 1er trimestre 2024 affiche le niveau le plus bas en termes de nombre de mises en location de biens depuis 1 an, en recul de -1,3%.
Face à une demande grandissante, on observe mécaniquement une hausse des loyers/m² moyens, à +3.2%, et ce, malgré l'encadrement des loyers en vigueur dans la plupart des communes situées en zone tendue.
- la location non meublée reste majoritaire avec 63.6% de l'offre au 1er trimestre 2024mais affiche un recul de -4 points en 1 an (68.2% au 1er trimestre 2023),
- la location meublée, au contraire, enregistre une progression d'offre à 2 chiffres : +13%
En résumé : les bailleurs semblent privilégier de plus en plus la location meublée, réputée plus rentable, avec une fiscalité avantageuse, et bénéficiant de conditions plus souples, notamment lorsque le propriétaire souhaite récupérer son bien.
Seulement 5 régions concentrent près de la moitié de l'offre, et ce sont celles qui affichent un net recul en volume : l'Ile de France, qui connait la plus forte contraction de marché à -10.1%, les Hauts de France à -5.8%, la Bourgogne-Franche Comté à -3.3%, le Grand Est à -2.2% et la Provence-Alpes-Côte d'Azur à -1.4%.
Les mises en location, sur les autres régions, sont soit stables, soit au maximum en hausse de +7.7% pour les Pays de la Loire, exception faite de la Corse qui pèse relativement peu sur le marché locatif (0.6% au 1er trimestre 2024).
Une forte progression des loyers moyens dans toutes les régions du pays
- les 11 autres régions dont la valeur est inférieure à la moyenne nationale, mais qui connaissent des hausses plus soutenues, de +3.8% en Occitanie à +6% en Normandie.
Des loyers en augmentation dans quasiment toutes les grandes villes
Alors que l'augmentation moyenne nationale du loyer est de +3.2%, une partie des plus grandes villes de France enregistre des hausses supérieures : Paris, Strasbourg, Le Havre, Angers, Bordeaux, Nice, Aix-en-Provence, Toulouse.
Si les plus grandes villes n'affichent pas nécessairement par un loyer mensuel au-dessus de la moyenne nationale (774 €/mois), il apparaît clairement que la surface accessible pour un locataire y soit réduite : 50 m² maximum pour les villes du top 20 versus 54 m² en moyenne pour l'ensemble du territoire.

L’Observatoire GH - Janvier-mars 2024 vs janvier-mars 2023
À Paris, les prix sont plus élevés qu'ailleurs : avec 1 555 € en moyenne, on peut espérer louer 43 m². Pour une surface équivalente, il faudra envisager un loyer d'environ 920 € à Nice et Aix-en-Provence, mais de 587€ à Clermont-Ferrand.
L'impact des jeux olympiques sur les locations
Un constat contrasté sur les principaux sites olympiques, hors locations saisonnières ou de courte durée.
C'est sur l'offre de biens non meublés à la location que l'impact est le plus visible. A contrario, on note un système de vases communicants avec le segment des locations meublées.
Paris et Nice voient le marché locatif se tendre très fortement au 1er trimestre 2024 : -14.3% d'offres à Paris et -8% à Nice.
Les propriétaires semblent retirer leur biens du marché avec l'intention de les proposer en location saisonnière pendant la période des JO, pour afficher des tarifs multipliés par 3 en moyenne.
MÉTHODOLOGIE DE L'OBSERVATOIRE GH LOCATION
Périmètre étudié : annonces de biens mis en location (appartements et maisons) publiées entre le 25/12/2022 et le 24/03/2024
Source : données Yanport retraitées (suppression des biens pour lesquels ne sont pas mentionnés de prix et/ou de surface, des annonces concernant des locations saisonnières, de courte durée, les colocations, présentant des erreurs de saisie ...)
Portails immobiliers étudiés : SeLoger, Leboncoin, PAP, Bien'ici, MeilleursAgents, AVendre ALouer, Logic-immo, Belles Demeures, Propriétés Le Figaro, Lux- Résidence, Paru Vendu, Figaro Immo, Immonot, Surface privée, Ouestfrance- immo
Calculs et analyses : réalisés par la société́ GUY HOQUET L'IMMOBILIER
Photo | Ingimage, L’Observatoire GH - Janvier-mars 2024 vs janvier-mars 2023
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