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EDITO

2024, UNE ANNÉE CHARNIÈRE POUR L'IMMOBILIER

Pour la première fois depuis bien longtemps, l'année, qui vient de s'achever, a été marquée par un sérieux ralentissement des volumes de ventes. En effet, comme attendu, le nombre de transactions sur l'année 2023 se situera autour de 900 000, ce qui représente une baisse de plus de 15% par rapport à 2022. C'est tout sauf une surprise tant le marché de l'immobilier a été confronté à cette crise sans précédent. L'inflation, une conjoncture économique compliquée et des conditions d'accès au crédit immobilier drastiques ont contraint beaucoup de Français à faire une pause dans leur projet d'acquisition. Mais l'heure n'est pas à l'effondrement du marché, d'autant que le second semestre a laissé place aux timides mais premiers signes d'un retournement tant attendu, ce qui laisse augurer des jours meilleurs pour le secteur.

La baisse des prix comme des éclaircies

Ces éclaircies se traduisent déjà par la baisse des prix, en première ligne, en complément des taux d'intérêt qui désormais semblent se stabiliser. Après plusieurs mois de discours et de pédagogie auprès des vendeurs, le travail des professionnels de l'immobilier commence à porter ses fruits. Vendeurs et acheteurs se rencontrent plus facilement et les marches de négociation sont à la hausse. Les futurs acquéreurs osent de nouveau faire des offres et les vendeurs ajustent leur prix pour vendre leur bien. Pour éviter que les volumes ne baissent encore, il est essentiel de maintenir cette tendance.
2024 peut être une année charnière pour l'immobilier. Collectivement, un rééquilibrage doit s'opérer afin de permettre au marché de retrouver sa force. En plus de cette baisse des prix, d'autres frais inhérents aux acheteurs pourraient être ajustés, comme une baisse des frais de notaires, ce que la cour des Comptes a suggéré.

A lire dans ce numéro

Même si aucune révolution n'est attendue en termes de changements, vous lirez dans ce numéro les petites évolutions qui animeront le marché cette année.
Dans ce premier numéro de l'année, l'état du marché du neuf est aussi abordé. Si, à très court terme, la situation est compliquée, les perspectives pouvant être identiques à 2023, l'abnégation des professionnels, qui ne cessent de s'adapter, laissent entrevoir une lueur d'espoir pour 2025. Depuis le début de cette nouvelle année, le compte à rebours est aussi lancé pour certaines passoires énergétiques. Rappelons-le, dès le 1er janvier 2025, il ne sera plus possible de mettre en location un logement dont le diagnostic de performance énergétique (DPE) affiche la lettre G. Et pour encourager la rénovation des logements, le gouvernement a réformé le dispositif MaPrimeRénov'.

Rédaction : Norbert Alvarez - Directeur de la publication

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