EDITO
Un nouveau souffle sur le marché immobilier
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2025, enfin l'année de la reprise annoncée mais surtout espérée ? Certaines mesures politiques ont été prises afin d'initier cet élan. Passée en force grâce à l'article 49.3, la loi de Finances 2025 espère tout d'abord relancer l'immobilier neuf, en grande difficulté depuis plusieurs années. Comme vous le lirez dans ce numéro d'Expression, le Prêt à Taux Zéro évolue. Il est désormais étendu sur l'ensemble du territoire. Avec cette mesure, l'État souhaite non seulement permettre aux ménages d'avoir un meilleur accès à la propriété, mais également aider le secteur du bâtiment et des promoteurs qui n'ont pas été épargnés par la crise. L'extension de cette réforme du PTZ est prévue, au plus tôt, le 1er avril 2025. L'exonération des droits de mutation pour les dons familiaux est également un coup de pouce pour la relance. En effet, le texte prévoit d'exonérer de droit de mutation, à titre gratuit, les dons d'argent afin de financer l'achat, la rénovation ou la construction d'un logement aux enfants, petits-enfants, arrière-petits-enfants ou neveux et nièces. Cette exonération s'applique dans la limite de 100 000 euros par donateur et 300 000 euros par donataire. Bien entendu, d'autres mesures du Gouvernement Bayrou ne font pas l'unanimité chez les professionnels de l'immobilier, à commencer par l'augmentation des droits de mutation à titre onéreux (DMTO), dont le coût supplémentaire devra être supporté par les ménages, même si les primo-accédants sont épargnés par cette hausse. La réintégration des amortissements dans le calcul de la plus-value fait également grincer les investisseurs en location meublée non professionnelle (LMNP) qui se voient privés d'un avantage fiscal.
Des raisons d'y croire
Les chiffres de l'année 2024 témoignent de cette crise de l'immobilier : environ 775 000 transactions, soit -11% par rapport à 2023 et -36% par rapport à 2021. Tous les acteurs du marché en conviennent : des frémissements s'observent pour 2025. Mais chacun tient avant tout à faire preuve de prudence, à l'image de David Benbassat, de retour chez Bien'ici, cette fois, dans un rôle de Président. Même s'ils restent mesurés, ses propos laissent entendre qu'il y a des raisons d'être optimistes. Beaucoup d'indices permettent de croire que le plus dur est derrière nous, comme par exemple cette prise de position des notaires de France qui confirment que le marché a atteint son point bas.
Les professionnels qui ont, tant bien que mal, résisté à la crise au cours de ces dernières années en ont profité pour se former davantage, au point de proposer une multitude de services pour répondre au maximum à la demande des clients. Mais aussi pour leur éviter certaines mésaventures, à l'image des fausses offres de prêt immobilier. Aussi, il est essentiel pour les experts d'être en conformité avec la réglementation en vigueur, notamment après le passage de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la Répression des fraudes (DGCCRF) qui a relevé près d'une anomalie pour 65,1% des professionnels de l'immobilier contrôlés.
Photo | Pixabay
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