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ANALYSE

Résidences secondaires : 74% des propriétaires veulent y vivre

Pixabay

La résidence secondaire n'est plus seulement une maison de vacances. Elle représente un véritable projet d'avenir, au coeur de la transmission du patrimoine et d'un plan de vie, notamment pour s'y installer définitivement.

L'observatoire Green-Acres 2026 bouleverse les idées reçues sur l'immobilier plaisir, plus simplement appelé « résidence secondaire ». Au-delà des chiffres, le marché a souvent été reconfiguré en raison de la fiscalité et la réglementation locative. Mais une nouvelle donnée doit désormais être prise en compte : une autre façon de penser de sa trajectoire de vie.

Un projet de vie

Dans le troisième et dernier volet de son Observatoire 2026, Green-Acres dresse un état des lieux surprenant d'un marché que les Français croyaient bien connaître. Les analystes ont croisé les données de l'INSEE avec les chiffres 2024 de la taxe d'habitation et des millions de recherches internes, ce qui leur permet d'anticiper les transactions sur les 12 à 18 prochains mois. La résidence secondaire n'est plus seulement un pied-à-terre pour les vacances. C'est devenu une véritable étape dans un projet de vie, une façon de préparer l'avenir. La preuve : en France, près de trois acheteurs sur quatre imaginent en faire leur maison principale un jour. C'est le signe que notre rapport à l'immobilier a vraiment changé. On n'achète plus uniquement pour investir ou se faire plaisir, mais pour construire son futur pas à pas, en quête d'un meilleur équilibre, tout en gardant une certaine souplesse. « Nous ne regardons pas un marché de loisir. Nous analysons un mouvement de fond : la résidence secondaire est devenue une étape stratégique dans une trajectoire de vie », explique Benoît Galy, CEO et fondateur de la plateforme Green-Acres.

Pas seulement un achat plaisir

74% d'acheteurs français de résidences secondaires ont l'intention d'en faire leur résidence principale à terme, soit près de huit sur dix. Cette statistique ne doit rien au hasard : elle démontre pourquoi ce marché résiste aux cycles conjoncturels.

Désormais, une résidence secondaire ne s'achète plus uniquement pour passer les prochaines vacances. Les acquéreurs voient plus loin. Et ce futur arrive, bien souvent, plus vite qu'on ne l'imagine : 60% des acheteurs ont le projet d'en faire leur résidence principale d'ici un à cinq ans. La résidence secondaire n'est plus seulement un achat plaisir. C'est en quelque sorte une future résidence principale, achetée parfois dix ans avant de s'y installer définitivement, dans un endroit qui est autant un choix du coeur que de la raison. Benoît Galy parle donc de « géographie du désir plus que du stock ».

Ce changement de vie vient aussi rebattre les cartes du patrimoine. D'ailleurs, dans 41% des cas, on ne se sépare pas de son ancienne résidence principale. Soit on la met en location (16%), soit on en fait sa nouvelle résidence secondaire (25%). Voilà ce qui justifie la présence parfois étonnante de résidences secondaires en plein coeur des villes. Il ne s'agit pas de lieux de vacances, mais plutôt d'un pied-à-terre, d'un point d'ancrage que l'on tient à conserver.

Les grandes métropoles perdent du terrain

Pour affiner son analyse, l'observatoire a décidé de passer au crible les données de l'INSEE en y appliquant un « filtre villégiature ». L'idée est simple : mettre de côté tout ce qui n'est pas une vraie résidence secondaire, à l'image des pieds-à-terre professionnels, des maisons de famille en attente de succession ou des biens conservés uniquement pour des raisons fiscales. Et là, surprise : la carte est complètement chamboulée et les grandes métropoles perdent du terrain. Le véritable coeur du marché se concentre, en réalité, dans trois secteurs bien précis : le littoral, la montagne et les coins de campagne qui ont du charme.

La question du budget reste bien sûr centrale. Sur la côte, il faut compter en moyenne 416 000 euros pour trouver une maison, et souvent avec moins d'espace. À l'inverse, en s'éloignant à la campagne, des biens beaucoup plus grands se vendent autour de 200 000 euros, et parfois même moins. Mais au-delà du prix d'achat, les impôts et les réglementations pèsent de plus en plus lourd dans la décision. La taxe d'habitation sur une résidence secondaire s'élève en moyenne à 1 125 euros, mais la note peut être bien plus salée dans les zones très prisées. En parallèle, plus d'une résidence secondaire sur cinq est désormais située dans un secteur qui restreint la location saisonnière, ce qui freine forcément les espoirs de la rentabiliser.

Portrait-type de l'acheteur

Quel est le portrait de l'acheteur-type d'une résidence secondaire ? Dans près de 30% des cas, il s'agit d'un Parisien en recherche d'une maison (un rêve pour 82% d'entre eux) d'environ 135 m², avec un budget tournant autour de 283 000 euros. Sa motivation n'est pas tant le rendement locatif, qui ne concerne qu'une personne sur dix. Non, la retraite est désormais la principale raison qui pousse 60% d'entre eux à acheter.

Photo | Pixabay

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