ANALYSE
Résidences secondaires : 74% des propriétaires veulent y vivre

La résidence secondaire n'est plus seulement une maison de vacances. Elle représente un véritable projet d'avenir, au coeur de la transmission du patrimoine et d'un plan de vie, notamment pour s'y installer définitivement.
L'observatoire Green-Acres 2026 bouleverse les idées reçues sur l'immobilier plaisir, plus simplement appelé « résidence secondaire ». Au-delà des chiffres, le marché a souvent été reconfiguré en raison de la fiscalité et la réglementation locative. Mais une nouvelle donnée doit désormais être prise en compte : une autre façon de penser de sa trajectoire de vie.
Un projet de vie
Pas seulement un achat plaisir
74% d'acheteurs français de résidences secondaires ont l'intention d'en faire leur résidence principale à terme, soit près de huit sur dix. Cette statistique ne doit rien au hasard : elle démontre pourquoi ce marché résiste aux cycles conjoncturels.
Ce changement de vie vient aussi rebattre les cartes du patrimoine. D'ailleurs, dans 41% des cas, on ne se sépare pas de son ancienne résidence principale. Soit on la met en location (16%), soit on en fait sa nouvelle résidence secondaire (25%). Voilà ce qui justifie la présence parfois étonnante de résidences secondaires en plein coeur des villes. Il ne s'agit pas de lieux de vacances, mais plutôt d'un pied-à-terre, d'un point d'ancrage que l'on tient à conserver.
Les grandes métropoles perdent du terrain
Pour affiner son analyse, l'observatoire a décidé de passer au crible les données de l'INSEE en y appliquant un « filtre villégiature ». L'idée est simple : mettre de côté tout ce qui n'est pas une vraie résidence secondaire, à l'image des pieds-à-terre professionnels, des maisons de famille en attente de succession ou des biens conservés uniquement pour des raisons fiscales. Et là, surprise : la carte est complètement chamboulée et les grandes métropoles perdent du terrain. Le véritable coeur du marché se concentre, en réalité, dans trois secteurs bien précis : le littoral, la montagne et les coins de campagne qui ont du charme.
La question du budget reste bien sûr centrale. Sur la côte, il faut compter en moyenne 416 000 euros pour trouver une maison, et souvent avec moins d'espace. À l'inverse, en s'éloignant à la campagne, des biens beaucoup plus grands se vendent autour de 200 000 euros, et parfois même moins. Mais au-delà du prix d'achat, les impôts et les réglementations pèsent de plus en plus lourd dans la décision. La taxe d'habitation sur une résidence secondaire s'élève en moyenne à 1 125 euros, mais la note peut être bien plus salée dans les zones très prisées. En parallèle, plus d'une résidence secondaire sur cinq est désormais située dans un secteur qui restreint la location saisonnière, ce qui freine forcément les espoirs de la rentabiliser.
Portrait-type de l'acheteur
Quel est le portrait de l'acheteur-type d'une résidence secondaire ? Dans près de 30% des cas, il s'agit d'un Parisien en recherche d'une maison (un rêve pour 82% d'entre eux) d'environ 135 m², avec un budget tournant autour de 283 000 euros. Sa motivation n'est pas tant le rendement locatif, qui ne concerne qu'une personne sur dix. Non, la retraite est désormais la principale raison qui pousse 60% d'entre eux à acheter.
Photo | Pixabay
© 2026 acheter-louer.fr, Toute reproduction même partielle est strictement interdite
#Résidence secondaire
#Investissement
#Patrimoine
Laisser un commentaire
Votre adresse email ne sera pas publiée

