ANALYSE
Un vent nouveau souffle sur le marché de la location

Depuis toujours, la location est vu comme une activité secondaire pour les agents immobiliers. Considéré comme peu rémunérateur et chronophage, on pouvait penser que l'avènement de la loi ALUR allait d'avantage éloigner les professionnels de ce marché.
Et pourtant, le phénomène inverse est en train de se produire : non seulement les réseaux se lancent avec force sur le marché locatif, mais en plus, les nouveaux intervenants de l'économie digitale ont bien compris que la location était la porte d'entrée pour accéder aux clients de l'immobilier. Tous ont bien pris conscience que le clivage sociologique entre locataires et bailleurs relève d'une vision passéiste et caricaturale. Etre locataire n'est pas une condition sociale, mais un état temporaire lié à une situation de vie : mutation, études, transition, situation de mobilité, recherche d'achat. Le résultat est que, en moyenne, la rotation locative est trois fois plus forte que celle de la vente d'un bien. Ainsi, sur une même période de temps, un logement loué sera autant générateur d'honoraires qu'un logement vendu.
Si on ajoute à ce phénomène, la standardisation de l'acte de location au travers de baux types, et la protection des honoraires, répartis obligatoirement entre locataires et propriétaires, on constate que cette activité génère des revenus importants, réguliers et immédiats, là où la vente demeure une activité incertaine, complexifiée par les certificats préalables et soumise à pression sur les honoraires. Les plates formes et les réseaux de mandataires ne s'y sont pas trompés : c'est au travers d'offres nouvelles en location et en gestion locative qu'ils tentent de capter le flux de l'offre et de la demande. Si les agents immobiliers veulent conserver leurs parts de marché et la maitrise de leurs clients, ils doivent répondre aux attentes des locataires et des propriétaires bailleurs, au travers d'offres attractives et novatrices. Et les solutions ne manquent pas.
Enjeux pour demain
C'est pourquoi, il est urgent de changer de regard sur un marché locatif devenu vecteur de développement et de rentabilité pour les agences. Le printemps de la location est en marche !

Loi
Extension de la « loi Hamon »
Le marché de l'assurance emprunteur représente aujourd'hui près de 8 milliards d'euros de chiffre annuel. Un enjeu de taille qui attise de nombreuses convoitises de la part des compagnies d'assurance. Jusqu'à présent, un emprunteur était le plus souvent contraint de souscrire une assurance au même groupe bancaire ayant autorisé l'emprunt. La Loi Hamon est venue libérer les emprunteurs. Après une première année au ralenti où à peine plus de 12 000 particuliers – 117 millions d'euros économisés - ont transféré leur contrat d'assurance, près de 55 000 contrats ont été comptabilisés en 2015 par le courtier Réassurez-moi. Mais si ces changements de mains ont entraîné de nombreuses économies, seuls 5% des propriétaires ont opté pour ce choix. Le récent texte législatif pourrait avoir un impact positif et permettre aux ménages de réaliser près de 10 milliards d'euros d'économies.
Afin d'offrir aux consommateurs « une saine et réelle concurrence entre assureurs », le Comité Consultatif du Secteur Financier (CCSF) a rendu le 18 avril dernier, un avis préconisant : l'amélioration de la formation des établissements prêteurs, un meilleur partage des informations entre banque et assureurs, une meilleure communication en cas de refus de délégation d'assurance de prêt immobilier et sur les étapes de la procédure de changement d'assurance et enfin l'accélération du traitement du dossier.
© 2026 acheter-louer.fr, Toute reproduction même partielle est strictement interdite
#Développement
#Compétence
#Digital
Laisser un commentaire
Votre adresse email ne sera pas publiée

