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COPROPRIÉTÉ

Syndics de copropriété : une profession sous pression qui réclame sa reconnaissance

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Burn-out, surcharge mentale, stagnation des salaires... Le Baromètre ANGC 2026 dresse le portrait sans filtre d'un métier en pleine mutation. Malgré un rôle devenu central dans la rénovation des immeubles et la gestion des copropriétés, les syndics peinent encore à obtenir la reconnaissance qu'ils estiment mériter.

Des professionnels au bord de la surchauffe

Le constat est sévère. Les syndics de copropriété travaillent en moyenne 44 heures par semaine, soit bien au-delà des 35 heures légales. Chez les directeurs et dirigeants, les semaines de plus de 50 heures deviennent fréquentes.

Mais la principale source de fatigue vient désormais des e-mails. Selon l'étude, 88% des répondants considèrent leur gestion comme une charge psychologique permanente. Résultat : plus d'un professionnel sur deux dit avoir déjà connu une situation de surmenage ou l'avoir frôlée. Les gestionnaires sont les plus exposés, notamment les femmes et les professionnels franciliens.

Des salaires qui peinent à suivre

Les rémunérations progressent, mais moins vite que l'inflation. Le salaire médian de la profession atteint 41 000 € brut annuel, contre 38 000 € en 2020.

Le baromètre met surtout en lumière le plafond salarial des gestionnaires expérimentés. Après plusieurs années d'expérience, leur rémunération médiane stagne autour de 43 000 € brut par an.

La profession se féminise fortement sur les postes opérationnels. Les femmes représentent 71% des gestionnaires et 88% des assistants. Pourtant, elles restent minoritaires parmi les dirigeants, où les hommes occupent encore 70% des postes.

Une demande forte de reconnaissance

Malgré ces difficultés, le métier conserve un certain pouvoir d'attraction. Plus d'un professionnel sur deux vient d'un autre secteur. Le suivi des travaux devient même la mission préférée des gestionnaires, porté par l'essor des rénovations énergétiques.

Face à la pression croissante, les professionnels réclament désormais des évolutions concrètes. La principale demande concerne la création d'un ordre professionnel : 87% des répondants y sont favorables.

Entre responsabilités accrues et manque de reconnaissance, le métier de syndic cherche aujourd'hui un nouveau souffle.

Photo | chat GPT

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#Métiers de la copropriété

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