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ENQUÊTE

Que dévoile l'enquête les Français et l'immobilier ?

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Optimhome, réseau de conseillers immobiliers indépendants, présente les conclusions de la 12e édition de son baromètre immobilier. Réalisée en partenariat avec Harris Interactive, cette étude annuelle offre un éclairage précis sur les tendances d'achat et de vente de biens immobiliers en France, mettant en lumière l'évolution des attentes et des comportements des Français face aux mutations du marché.

Depuis 2025, les professionnels de l'immobilier l'observent sur le terrain : si les transactions immobilières étaient en recul ces dernières années - en particulier pour l'achat de résidences principales (-2 points par rapport à 2024) - le marché montre aujourd'hui des signes clairs de redynamisation. Dans ce contexte en évolution, les achats de résidences secondaires et d'investissements locatifs progressent timidement (+1 point), traduisant un regain d'intérêt pour des projets différés ou patrimoniaux. Côté ventes, seuls 15 % des Français déclarent avoir vendu un bien au cours des trois dernières années (-1 point), un chiffre en retrait, mais à relativiser au regard du climat actuel, plus favorable à une reprise progressive des mouvements. « L'un des enseignements importants de cette étude, c'est que les budgets alloués à l'achat de résidences principales reculent, constate Olivier Colcombet, Président d'Optimhome. 52 % des acquéreurs ont en effet dépensé plus de 200 000 €, soit une baisse de 3 points par rapport à l'année précédente. La surface des biens achetés diminue également : seulement 60 % des acquéreurs ont opté pour des biens de plus de 80 m² (-5 points). »

Côté financement, la récente baisse des taux d'intérêt semble stimuler les intentions d'achat : près d'un tiers (31 %) des Français envisagent d'acheter un bien dans les 12 prochains mois. Les dispositifs comme le Prêt à Taux Zéro (PTZ) et l'assouplissement des conditions d'octroi du crédit sont perçus comme des leviers importants pour faciliter l'accès à la propriété. Le recours au crédit est toujours une évidence, mais celui-ci semble se stabiliser (76 %), avec en parallèle, des durées étant passées de 17 ans à 21 ans en l'espace d'une décennie.

Pas les mêmes arbitrages

Les principaux obstacles rencontrés par les acheteurs restent le budget disponible (38 %), suivi par le niveau des taux d'intérêt (28 %) et l'offre de logements insuffisante (26 %). Pour les vendeurs, les prix souhaités et les délais nécessaires pour finaliser une vente sont les principales difficultés. « Si je me réjouis de constater que la pierre reste une valeur refuge, je demeure prudent, affirme Olivier Colcombet. Les contextes nationaux et internationaux présentent des challenges économiques et géopolitiques à forts enjeux. Dans cette période d'incertitude inflation - à cause des taxes, conflits, augmentation du chômage... -, on observe des comportements paradoxaux oscillant entre énergie et prudence. Cela peut pousser les Français à vouloir mettre leurs proches à l'abri, ou au contraire, à stopper leurs projets ou à les reporter. »

L'étude réalisée par Optimhome met également en évidence un décalage générationnel entre les acheteurs de 60 à 65 ans et ceux de 25 à 34 ans, vis-à-vis des arbitrages priorisés en cas de contraintes d'achat. Les premiers sont en effet prêts à rogner sur la surface du logement (plus petite, avec un nombre de pièces inférieur) ; quand les seconds sont plus prêts à faire d'importants compromis concernant la localisation du logement, ou sur ses caractéristiques (taille, vétusté, luminosité, etc.).

Dans l'ensemble (66 %), les Français se disent prêts à acheter un bien classé F ou G en termes de performance énergétique, quitte à réaliser des travaux par la suite (+16 points depuis 2023). D'ailleurs, l'intérêt pour les travaux de rénovation énergétique progresse : 35 % des propriétaires en ont déjà réalisé, tandis que 27 % souhaitent en réaliser prochainement. « C'est surtout manifeste chez les 25-34 ans (74 %), indique le président d'Optimhome. Les jeunes ont peu d'apports et vont acheter moins cher, vouloir étaler leurs travaux dans le temps. Ils mettront un peu de temps à regagner des lettres du DPE, mais pour eux, ce sera beaucoup plus digeste, avec en plus un accompagnement de leur banque et la garantie de réaliser une plus-value. »

Une confiance accrue envers les professionnels

Malgré un contexte de reprise fragile, l'image que les Français ont des professionnels de l'immobilier continue à augmenter (72 %), avec une progression constante depuis le début du baromètre en 2015 (+18 points). Le recours à ces professionnels reste élevé, trois quarts des récents acquéreurs préférant faire appel à eux pour leurs transactions plutôt que d'agir entre particuliers (11 points de plus qu'en 2016). « Les enjeux juridiques, législatifs, financiers sont devenus très importants, note Olivier Colcombet. Une transaction demande de plus en plus de technicité, avec la nécessité de savoir filtrer les appels non qualifiés, de savoir accompagner, estimer, négocier, de proposer des services en plus grâce à un réseau de partenaires : courtier, déménagement, home staging, rénovation énergétique... Pour leurs démarches immobilières, les Français ont besoin d'un parcours sécurisé. »

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