FORMATION
Pour la FNAIM, la formation des collaborateurs d’agence immobilière est urgente

La FNAIM milite depuis 2014 pour la mise en place d’un décret qui permettrait de définir des conditions de compétences initiales pour les collaborateurs des agences immobilières, en y intégrant notamment la lutte contre les discriminations. La récente enquête de SOS Racisme vient appuyer, s’il le fallait encore, la pertinence et l’urgence de cette demande.
De l’urgence d’engager la formation pour l’ensemble des professionnels
En 2014, la loi ALUR a posé le principe d’une aptitude minimum pour les collaborateurs des professionnels de l’immobilier, pratiquant la transaction, de la gestion et du syndic. Or, alors que le décret d’application précisant la nature des compétences attendue n’a jamais été pris, le service, le conseil et l’accompagnement des ménages vers le logement n’ont jamais été aussi déterminants. Le contexte actuel conjugue la hausse des prix, un paysage juridique de plus en plus complexe pour lequel le consommateur doit être accompagné, la transition environnementale, mais aussi, comme une actualité récente vient encore de nous le rappeler, la lutte contre les discriminations.
Une proposition concrète
La loi ALUR du 24 mars 2014 a porté une ambition : faire des femmes et des hommes de l’immobilier un corps professionnel compétent et homogène, pour la sérénité et la sécurité logement des ménages. Les gouvernements ont su voir l’utilité de la formation des professionnels de l’immobilier règlementé, pour garantir leur déontologie ou pour servir des objectifs de politiques publiques plus larges, au premier rang desquels la lutte contre les discriminations.
« C’est oublier que les activités d’entremise ne sont pas considérées comme des services comme les autres : habiliter un collaborateur salarié ou non salarié à prendre la responsabilité d’un dossier immobilier constitue un acte sans commune mesure avec la délégation de confiance à un conseiller dans tout autre métier commercial », réplique Jean-Marc TORROLLION. Quand les entreprises familiales et artisanales constituaient l’essentiel du tissu en 1970, les entreprises d’effectifs importants sont désormais légion, tant en transaction qu’en gestion. Les collaborateurs se comptent en milliers et le digital permet une organisation territorialement diffuse. « La proximité physique entre un patron et son collaborateur, gage d’un partage et d’une transmission de savoir n’est plus nécessairement la norme », ajoute-t-il « La probabilité que le client d’une agence ait affaire non au dirigeant, mais à l’un de ses délégataires est forte. Le consommateur doit être rassuré par la certitude que la personne qui le guide est porteuse d’une compétence adaptée. »
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