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MARCHÉ

Embellie sur le marché immobilier, selon le dernier Observatoire Guy Hoquet

Dynamique des octrois de crédits, évolutions des prix immobiliers et de l'offre disponible : le nouvel Observatoire Guy Hoquet (1er trimestre 2024) dresse un premier état des lieux du marché immobilier en France.

« Les acquéreurs réenvisagent petit à petit la concrétisation de leurs projets immobiliers », se félicite Stéphane Fritz, président de la franchise immobilière.

L'Observatoire Guy Hoquet du 1er trimestre 2024 vient de rendre son verdict : sur le front du marché immobilier, la situation s'améliore. Trois éléments ont, en effet, redonné du souffle, ces dernières semaines, aux porteurs de projets immobiliers.

Les banques rouvrent les vannes du crédit

Alors que l'inflation semble maîtrisée (les prix à la consommation augmenteraient de 2,3 % en mars 2024, après +30 % en février, selon l'Insee Institut national de la statistique et des études économiques), les taux de crédit immobilier ont, tout d'abord, emprunté depuis plusieurs semaines une légère décrue (les meilleurs taux actuels affichés par les partenaires bancaires du courtier Cafpi affichent, par exemple début avril, 3,24 % sur 15 ans, 3,44 % sur 20 ans et 3,58 % sur 25 ans).

« Le financement des projets immobiliers semble devenir moins complexe », observe-t-on chez Guy Hoquet l'Immobilier. De plus « les banques reviennent sur la marché avec la volonté de conquérir de nouveaux clients par le biais de l'immobilier et sont même de nouveau prêtes à négocier certains dossiers. » « Le marché des crédits immobiliers s'est nettement redynamisé ces trois derniers mois », confirme Stéphane Fritz, président de la franchise immobilière (elle a conclu 25 000 transactions en 2023 et a affiché un chiffre d'affaires de 159 millions d'euros). Et d'ajouter : « Les acquéreurs ré-envisagent petit à petit la concrétisation de leurs projets immobiliers. Cette tendance reste à surveiller dans les prochaines semaines. »

Les petites surfaces mieux classées au DPE

Autre élément qui a permis, ces dernières semaines, de redynamiser la filière immobilière : le fait que les règles du DPE pour les petites surfaces aient évolué favorablement pour leur revente, observe-t-on avec satisfaction chez Guy Hoquet l'Immobilier. En effet, ainsi que l'a déclaré Christophe Béchu, ministre de la Transition écologique et de la cohésion des territoires, en février dernier, « 140 000 propriétaires de logements inférieurs à 40 m² classés F ou G verront leur logement requalifié en E ou mieux avant l'été 2024 ».

L'offre progresse de 3 % au T1 2024

A présent, sur le plan de l'évolution de l'offre immobilière disponible, si les deux premiers mois de 2024 « semblaient montrer les signes d'une stabilisation », l'arrivée du printemps est synonyme « de reprise du nombre de mises sur le marché », se félicite-t-onc chez Guy Hoquet l'Immobilier, soit +3 % par rapport au 1er trimestre 2023 et +4,8 % en mars 2024 versus mars 2023. Quant aux prix immobiliers affichés, ils sont repartis à la hausse, soit +2,2 % au premier trimestre 2024 versus la période correspondante de 2023 et +4,2 % entre mars 2023 et mars 2024 (la valeur du prix au mètre carré a atteint, en mars 2024, sa valeur la plus élevée sur les treize derniers mois). « L'assouplissement de l'accès au financement pour les acquéreurs inciterait-elle les vendeurs à revaloriser leurs attentes en termes de prix ? », s'interrogent, en ce sens, les auteurs de L'Observatoire Guy Hoquet du 1er trimestre 2024.

Recul des prix en Ile-de-France

Toutefois, et alors que nombre de professionnels de l'immobilier s'évertuent à dire, depuis de nombreux mois, qu'il n'y a pas « un » mais « des » marchés immobiliers (avec, entre eux, de forts contrastes, aussi bien en termes d'évolution des prix que des volumétries transactionnelles) « de fortes disparités régionales, avec trois cas de figure », se sont faites au grand jour dans le cadre de premier trimestre 2024. l'Ile-de-France, tout d'abord, s'est distinguée en affichant un recul de ses prix immobiliers, soit -2,7 % par rapport à ceux du premier trimestre 2023 (5 500 euros le m² en moyenne). Le Centre-Val de Loire, la Bourgogne-Franche-Comté et l'Occitanie ont, elles, vu leurs prix se stabiliser. Au contrario, les neuf autres régions du pays ont vu leur prix/m² moyen augmenter de +1,8 % en Nouvelle-Aquitaine, à +5,7 % en Provence-Alpes-Côte d'Azur. « Le constat que nous faisons au premier trimestre reste dans la continuité de nos observations précédentes. Les régions les plus attractives ne subissent pas de baisses de valeur, bien au contraire. En revanche, c'est en Ile-de-France que la contraction du marché reste une réalité, qui se traduit encore par une baisse de prix », analyse Stéphane Fritz. Du côté des grandes villes, les situations sont également différentes d'une région à l'autre, avec l'essentiel des augmentations observées dans la moitié sud du pays, et particulièrement sur le pourtour méditerranéen : Nice à +10,9 %, Aix-en-Provence à +4,2 % ou encore Marseille à +1,9 %. Contrastant avec ces bonnes résistances, des villes comme Bordeaux, Toulouse ou encore Montpellier ont, elles, vu leur prix se replier, de respectivement -2,4 %, -2,6 % et -1,4 %.

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