Logo Expression

MARCHÉ

Immobilier de luxe à Paris : Junot traverse la crise sans encombre

Agence Junot, Place Saint-Georges, Paris 9e arrondissement

Avec certes deux agences supplémentaires, le réseau Junot, qui célèbre cette année ses 40 ans d'existence dans la capitale, a enregistré, en 2023, une croissance de ses ventes de 5 % dans un marché de l'immobilier parisien en repli de 20 %.

Installé à Paris depuis 1984 et déployant désormais 20 agences immobilières (pour environ 140 collaborateurs), Junot fait désormais partie des réseaux qui comptent sur le marché immobilier haut de gamme parisien.
Mieux, il poursuit sa dynamique d'expansion : après avoir inauguré, en 2023, des adresses dans les quartiers de Saint-Georges (9e) et de Breteuil (7e), il annonce, pour 2024, des ouvertures dans les quartiers de Saint-Cloud, de Jasmin (16e) et de Courcelles (17e).

600 ventes réalisées en 2023

Autre élément qui renseigne sur la belle dynamique de l'enseigne : elle a conclu, l'an passé, 600 ventes immobilières, contre 570 une année plus tôt (à titre de comparaison, le réseau Barnes, leader de l'immobilier de luxe à Paris, a accusé, sur cette même période, une contraction de ses ventes de 15 %, soit 1 427 transactions réalisées en 2023 à Paris, contre 1 682 une année plus tôt). Aussi, et alors qu'elle a enregistré, sur 2023, une croissance de son chiffre d'affaires de 5 %, l'enseigne Junot a réalisé un volume d'affaires également en croissance, pour atteindre 760 millions d'euros.

650 millions d'euros d'actifs en gestion

Sur le marché de la location, et en dépit d'un volume de biens loués en repli de 8 % (soit 285 locations réalisées l'an passé), Junot se félicite également, pour l'année 2023, « d'une nette montée en gamme de [son] portefeuille de biens », marquée par une augmentation de 15 % du loyer moyen par rapport à 2022, pour s'établir à une moyenne de 2 400 euros. « La part des grandes surfaces a aussi nettement progressé, note-t-on au sein du réseau, avec, par exemple, +22 % de 4 pièces loués versus 2002. » La gestion locative est également une solution de plus en plus prisée du réseau de propriétaires de Junot, soit 66 % des biens rentrés en 2023 vs. 50 % en 2022 (l'enseigne annonce le chiffre de 650 millions d'euros d'actifs en gestion pour l'exercice 2023).

« Les prix doivent baisser de 10 à 15 % »

Vendredi 26 janvier, le réseau a, par ailleurs, livré, en partenariat avec l'application de recherche immobilière Jinka, son analyse sur l'évolution des prix dans la capitale, marquée par « un phénomène de baisses à géographie variable », remarque Stéphane Kuperfis, président de Junot.

Premier constat : les contractions du prix au mètre carré se révèlent, début janvier 2024, plus importantes dans les quartiers de l'est parisien, très prisés depuis quelques années par les jeunes familles CSP+. « Aujourd'hui, ces secteurs dits « bobos » subissent une correction bien plus marquée de leur prix au mètre carré », observe Marc Lebel, CEO de Jinka. Prenons trois exemples, avec les 18e, 10e et 11e arrondissements où les prix accusent respectivement des replis de 4 %, 5 % et 15 % par rapport à la même période de 2022.
Et Sébastien Kuperfis d'ajouter : « Pour y relancer la demande, une baisse de prix de 10 à 15 % s'avère nécessaire. Par ailleurs, les acquéreurs rencontrent plus de difficultés à financer leurs projets immobiliers jeunes, entrepreneurs et primo-accédants par des refus de crédit. » A l'inverse, l'ouest parisien fait toujours figure de zone de résistance, avec des corrections de prix qui sont « bien plus modérées » (-1,5 % dans le 6e arrondissement, alors que le 17e a même vu ses prix progresser de 2 %). « 75% des ventes de Junot depuis trois mois se réalisent par des paiements comptant, c'est-à-dire sans prêt », relève Sébastien Kuperfis, permettant ainsi de fluidifier les transactions.

Les grands appartements épargnés

Deuxième constat : Junot et Jinka observent de façon concomitante que les biens de petites superficies subissent de plus fortes corrections que les grands appartements. « Présentant dans la majorité des cas un DPE moins favorable, ces petites surfaces nécessitent de coûteuses rénovations pour être remises aux normes et sont moins considérées comme un bon investissement par les acquéreurs potentiels », constate Marc Lebel. Par ailleurs, elles attirent une cible à plus faibles revenus, davantage exposée à un refus de prêt. À l'opposé, les grands appartements familiaux au prix plus élevé, d'une superficie supérieure à 100 m², semblent être épargnés et affichent des baisses moins importantes.
En ce qui concerne, enfin, les perspectives de business pour 2024, Junot anticipe un marché immobilier parisien en rééquilibrage, porté par des signes encourageants de fluidification des transactions. « Nous sommes optimistes, assure-t-on au sein du réseau, le marché devrait se fluidifier avec l'acceptation des baisses des prix des vendeurs et la stabilisation des taux d'intérêts. » Avant de conclure : « Le marché à deux vitesses que nous connaissons risque de se prolonger », avec des biens à zéro défaut qui se vendront bien plus aisément que les produits dits « normaux »

Photo | Agence Junot, Place Saint-Georges, Paris 9e arrondissement

© 2026 acheter-louer.fr, Toute reproduction même partielle est strictement interdite

#Immobilier

#Luxe

#Junot

Partagez :

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée