MARCHÉ
Immobilier locatif : les signaux d'alerte d'un marché sous pression

Après un léger regain d'activité observé sur le marché immobilier durant les mois de juillet et août 2025, le segment locatif, lui, suscite davantage d'inquiétudes. Entre un stock d'offres en recul ou stagnant et une augmentation notable des fraudes des candidats, le marché locatif affiche des signes de tension préoccupants. Éclairage sur ces indicateurs qui alertent les professionnels.
Une raréfaction inquiétante de l'offre face à une demande en plein essor
Le marché locatif fait face à un déséquilibre de plus en plus marqué entre l'offre et la demande. Si les locataires tendent à rester plus longtemps dans leur logement, réduisant la rotation naturelle des biens disponibles, la demande, elle, explose. Résultat : l'offre ne parvient plus à suivre le rythme du marché.
Selon les dernières données, la tension locative a bondi de 17 % au niveau national, avec désormais en moyenne 12,5 candidats pour une seule annonce. Dans les grandes métropoles, la situation est encore plus tendue : l'offre de biens à louer a été divisée par deux en trois ans à Paris, Nice ou Toulouse, d'après une étude de PriceHubble, spécialiste de la data immobilière. D'autres villes comme Lyon, Marseille ou Grenoble enregistrent également une baisse de l'ordre de 40 % du volume d'offres disponibles sur la même période.
Même la légère stabilisation des taux ne suffit plus à inverser la tendance. La baisse du nombre de primo-accédants s'explique aussi par un contexte politique incertain, amplifié récemment par la chute du gouvernement Bayrou. Une instabilité qui pourrait accentuer encore davantage les tensions sur le marché locatif dans les mois à venir.
Fraudes locatives : une tendance en forte hausse chez les candidats
La crise du logement continue de tendre le marché locatif, particulièrement dans les zones à forte densité comme Paris et l'Île-de-France. Dans un contexte de pénurie d'offres, une seule annonce peut susciter jusqu'à 50 à 60 candidatures, rendant le processus de sélection des locataires de plus en plus complexe pour les bailleurs.
Confrontés à des profils souvent similaires, ces derniers doivent opérer un tri rigoureux. Dans les grandes villes comme Rennes, Bordeaux, Lyon, Montpellier ou Strasbourg, les annonces restent en ligne en moyenne quatre jours. Ce délai s'étend à cinq jours dans des agglomérations très tendues telles qu'Aix-en-Provence, Paris ou Toulouse.
Dans ce contexte, les professionnels de la gestion locative doivent redoubler de vigilance dans la vérification des dossiers. La montée des fraudes met en lumière la nécessité pour les bailleurs d'utiliser des outils de contrôle automatisé des pièces, ou de faire appel à des prestataires spécialisés dans la sélection de locataires. Car au-delà de la simple pénurie d'offres, c'est l'ensemble du parcours locatif qui devient un véritable parcours du combattant, aussi bien pour les locataires que pour les bailleurs.
Tensions ou non, le constat est clair : la demande locative explose, les biens partent en un temps record. Pour les investisseurs avisés, c'est le moment ou jamais de saisir les opportunités et de capitaliser sur un marché en pleine effervescence.
Photo | Canva Pro
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