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Le marché de l'ancien montre des signes de reprise

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Depuis le début de l'année, une nouvelle dynamique s'est installée sur le marché de l'immobilier ancien avec des prix en baisse et des taux qui ont redonné confiance aux acteurs. Dans ce contexte, le rôle des professionnels de l'immobilier peut être renforcé.

Si l'incertitude et l'attentisme ont marqué l'année 2024, un frémissement sur le marché de l'immobilier ancien anime le début 2025. A travers son Observatoire Transaction, Guy Hoquet l'Immobilier souligne que le marché est sur une nouvelle dynamique.

En effet, les acheteurs retrouvent confiance grâce à une combinaison d'une détente des taux d'intérêt, d'une faible baisse des prix et d'un ajustement plus fin de l'offre. Cette évolution pourrait initier le début d'un nouveau cycle, plus équilibré où « les arbitrages gagnent en rationalité », précise Guy Hoquet l'immobilier.

Pouvoir d'achat : des conditions en progression

Entre janvier et avril 2025, environ 900 000 biens anciens ont été mis en vente. Si ce volume est en léger repli par rapport aux quatre derniers mois de l'année 2024 (-1,3%), il reste légèrement supérieur (+1,8%) à celui de l'année précédente à la même période. Une reprise progressive des transactions est alimentée par cette relative stabilité du stock.

Pour devenir propriétaire, le budget moyen reste à la hauteur de 345 000 euros, alors que le prix moyen au m² est fixé à 3 276 euros, en faible hausse par rapport à la fin 2024 (+0,7%), mais inférieur au début de l'année 2024 (-1,9%). Conséquence : les acheteurs peuvent espérer trouver des logements plus grands, avec une surface moyenne en progression de 2m², pour atteindre 105m². Cette évolution illustre une reprise progressive de pouvoir d'achat immobilier dans un contexte toujours fragile.

La reprise soutenue par la détente des taux

Autre signe encourageant : les taux de crédit immobilier continuent de baisser. Selon l'Observatoire Crédit Logement/CSA, le taux moyen tournait à 3,07%. Cette progression notable simplifie le financement des projets et offre de nouveau de la fluidité au marché. La production de crédits et le nombre d'accords de prêts sont repartis à la hausse, ce qui démontre une volonté renouvelée d'investir dans la pierre. Si ces conditions se maintiennent, une stabilisation durable pourrait s'amorcer. « Le marché entre dans un nouveau cycle, contrastant avec les grands écarts des années passées. Les vendeurs et les acheteurs, qui peinaient jusqu'ici à s'accorder, semblent enfin prêts à se rencontrer sur des bases plus réalistes. Dans ce contexte, le rôle des professionnels de l'immobilier est d'aider chacun à prendre les bonnes décisions, grâce à leur compréhension fine des territoires et à un accompagnement humain exigeant », explique Stéphane Fritz, président de Guy Hoquet l'Immobilier.

Des rythmes très différents pour les régions

Comme le redémarrage du marché immobilier ne suit pas une trajectoire uniforme, chaque territoire évolue selon ses spécificités locales. Par rapport au début de l'année 2024, la Nouvelle-Aquitaine profite d'un net rebond avec +11,1% de biens mis en vente. Cette région bénéficie d'un regain d'intérêt, porté par La Rochelle, Bordeaux ou encore les zones littorales et par des prix/m² accessibles (2 797 euros/m²) et des surfaces plus généreuses (118 m²). Pour une région redevenue attractive pour les familles, c'est un signal fort.

De son côté, l'Ile de France demeure sous tension avec une hausse de 5,5% des offres par rapport à la fin 2024, en dépit d'une baisse annuelle de -2,5%. Les prix y restent les plus chers de France (5 624 euros/m²). En revanche, la surface moyenne de 87 m² reste bien inférieure à la moyenne nationale (105 m²), ce qui illustre la volonté des acheteurs de se porter vers des biens plus accessibles.

En région PACA, une correction est de mise après plusieurs années d'envolée. Tous les indicateurs (prix, volume, surface) sont touchés par ce ralentissement, mais les niveaux restent élevés, avec un prix moyen au m² proche de 5 300 euros, soit l'une des valeurs les plus hautes du pays.

Le Centre-Val de Loire profite d'un regain d'intérêt, en particulier pour des villes comme Orléans et Tours. L'offre globale progresse de +5,5% sur un an, les prix restent contenus (1912 euros/m² en moyenne), et les surfaces achetées atteignent près de 117 m².

En Corse, le marché est toujours tendu mais très actif. Le budget moyen dépasse la barre des 500 000 euros, en hausse de +8,5% sur un an. Avec un prix moyen au m² à 4 885 euros, l'Île de beauté attire toujours une clientèle aisée, souvent venue de l'extérieur, ce qui entretient la pression sur une offre restreinte.

Selon les villes, de fortes variations locales

Certaines villes connaissent des évolutions marquées. Les plus fortes chutes de prix/m² sont observées à Bastia (-9,5%) Troyes (-7,3%), et Cannes (-7,2%), ce qui traduit un réajustement, parfois indispensable après des hausses excessives.

A l'inverse, des villes enregistrent des hausses significatives des prix comme à Villeneuve d'Ascq (+8,5%) Dunkerque (+8%) ou Mulhouse (+7,1%).

« Ces chiffres confirment que le marché immobilier français est devenu profondément localisé, avec des logiques souvent très éloignées des moyennes nationales », conclut Stéphane Fritz.

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