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Résidences secondaires, un marché stable qui fait toujours rêver

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Malgré un contexte immobilier difficile, les résidences secondaires ont maintenu leur attractivité en 2024, l'année s'achevant sur une dynamique positive. Les spécialistes enregistrent même une accélération des intentions d'acquisition pour 2025, en phases avec les modes de vie des acheteurs.

Selon le ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, la France compte 3,7 millions de résidences secondaires et de logements occasionnels en France (hors Mayotte), soit 9,9 % du parc de logements ordinaires. Ces logements sont à 54 % des maisons se concentrant majoritairement sur le littoral méditerranéen et atlantique (environ 40 % de l'ensemble) et à la montagne (20 %). L'INSSE indique que, au niveau national, 27 % des résidences secondaires font moins de 40 m² (contre 10 % des résidences principales) ; deux sur dix faisant cependant 100 m² ou plus (contre trois résidences principales sur dix).

Ce marché, malgré un contexte immobilier difficile en 2024, semble toujours faire rêver, les professionnels de l'immobilier enregistrant toujours de fortes demandes. En 2024, Green-acres - plateforme spécialisée dans l'immobilier de loisir et les résidences secondaires en France et à l'international - a ainsi observé une hausse de +11 % des demandes de visites (vs 2023), alors que le marché immobilier global enregistrait une baisse de -17 % des transactions (1). Même chose chez les professionnels du prêt, le courtier en crédit Pretto indiquant ainsi avoir constaté une hausse des projets de résidences secondaires ces dernières années, avec une tendance toujours croissante en 2024.

Et pour l'année en cours ?

2025 s'engagerait également à la hausse, avec une nette intention des acquéreurs de se tourner vers l'achat plaisir. À date, Green-acres observe ainsi une hausse de 20 % des recherches sur sa plateforme : « un chiffre très encourageant, selon Benoît Galy, le CEO de la plateforme immobilière. D'autant plus que les taux pourraient encore baisser. »

Mais s'offrir une résidence secondaire n'est pas donné à tout le monde. Ces acheteurs n'ont généralement pas de problèmes d'argent, leurs revenus avoisinant - toujours selon Pretto - les 6200 € nets par mois, avec un budget moyen de 280 000 € pour réaliser leur projet. Beaucoup sont d'ailleurs des secondos-accédants étant considérés comme solvables par les organismes de prêt, car disposant déjà d'une résidence principale.

Parmi les résidences secondaires, 34 % sont détenues par des ménages aisés, et deux sur trois le sont par un ménage de 60 ans ou plus (et même trois sur quatre dans certaines zones littorales). Les actifs ne sont pas cependant en reste, les citadins recherchant aussi un pied-à-terre pour passer des week-ends en famille ou pour télétravailler. « La frontière entre résidence secondaire et principale devient beaucoup plus floue, constate Benoît Galy. Une partie de la population va acheter une résidence secondaire pour y vivre à l'année. Les acheteurs recherchent surtout la maison dans laquelle il fait bon vivre. »

Acheter selon son mode de vie

Selon le fondateur de Green-acres, cette notion de plaisir serait d'ailleurs devenue centrale, et l'achat d'une maison secondaire semblerait de plus en plus se baser sur le style de vie, les envies et l'environnement rêvé plutôt que sur une simple localisation. Pour cette raison, la plateforme est d'ailleurs la première à lancer un moteur de recherche pensé pour ceux souhaitant acheter un art de vivre, et pas seulement une adresse, en intégrant plus de 20 critères tels que : le cadre de vie, le calme, la proximité d'un hôpital, d'une plage ou d'un golf. « Cette innovation répond aux nouveaux parcours de vie et ouvre le champ des possibles en mettant le style de vie au cœur de la recherche. Le moteur ne demande plus Où voulez-vous vivre ?, mais Comment voulez-vous vivre ?. Il permet aux acheteurs de filtrer leurs résultats en fonction de leur cadre de vie idéal, du temps de trajet ou encore de l'ensoleillement. » Pour les professionnels de l'immobilier, cette innovation leur offre une nouvelle vitrine pour des biens et régions souvent méconnus ou éclipsés par des critères géographiques restrictifs.

En termes de demandes, si les grandes tendances géographiques restent stables (PACA [18 %] et Aquitaine [15 %]), cinq départements ont cependant vu leur cote d'intérêt grimper en flèche en 2024 : les Alpes-Maritimes (+23 %), le Var (+23 %), l'Hérault (+20 %), le Lot (+16 %) et l'Aude : (+12 %). Et pour les budgets plus serrés, d'autres départements - parfois sous-estimés (comme la Charente, la Nièvre, la Haute-Vienne, l'Aveyron ou la Creuse) - permettent aussi de dénicher des pépites pour moins de 250 000 €.

(1) Bilan immobilier 2024, Notaires de France

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