MARCHÉ
Un début de printemps mitigé pour l'immobilier

En 2025, les premières semaines du printemps sont synonymes d'une reprise timide du marché. D'ordinaire, les premiers beaux jours de l'année sont propices à la reprise. Néanmoins, plusieurs signes encourageants se dégagent pour la suite.
Au cours du premier trimestre de l'année, le marché avait montré de réels signes encourageants avec une hausse des prix de 0,3% en moyenne, le début du printemps est plutôt mitigé. Le regain d'activité saisonnier, présent traditionnellement à cette période, tarde à se manifester. Si les prix continuent d'augmenter au niveau national (+0,1%) en avril, le rythme de reprise est freiné par rapport à la même période de l'année passée. Par exemple, il y a un an, en avril 2024, les prix étaient en hausse de +0,3%. Le marché ne repart pas comme espéré. Les villes du Top 10 ou du Top 50 ont subi une phase de stabilisation (+0%) alors qu'elles avaient progressé de +0,1% en avril 2024. A Paris (+0,2% contre +0,3% en 2024) ou dans les zones rurales (+0,4% contre +0,9%), le constat est identique. Pour autant, si le début du printemps est timide, il n'y a pas d'inquiétude à nourrir à ce stade. Cette stagnation des prix peut être due à une légère remontée des taux d'emprunt, ce qui a provoqué un mouvement temporaire d'attentisme de la part des acheteurs. S'ils atteignaient 3,1% en moyenne sur 20 ans en mars, les taux tournent actuellement autour de 3,20%, selon le courtier Pretto. Si la perspective d'un taux moyen à 3% en juillet est moins probable, les derniers indicateurs économiques laissent supposer une stabilisation pour les prochains mois. De nombreux acheteurs seraient donc tentés de ne pas repousser plus longtemps leur projet immobilier.
Baisse des délais de vente
Si la reprise est décevante, d'autres signes, en revanche, sont encourageants. C'est le cas notamment du rééquilibrage entre l'offre et la demande. Cela provoque la réduction des délais de vente. Depuis le début de l'année, ils ont baissé d'une semaine en moyenne dans les 11 plus grandes villes de France. Sur les trois derniers mois, ils ont même diminué de plus de 10 jours dans certaines métropoles : -10 jours à Lille, -12 jours à Nantes, et -15 jours à Montpellier. Ce phénomène a tendance, comme chaque année, à s'accélérer au moment de la période du printemps. En un mois, le délai nécessaire, pour qu'un bien immobilier soit vendu, a baissé de 4 jours dans les plus grandes villes de l'hexagone. A Rennes, la baisse est la plus forte (-7 jours), devant Montpellier et Lille (-6 jours). Lyon (-5 jours) arrive au pied du podium devant Paris et Nice (-4 jours). A Nice, le délai de vente a même reculé de 8 jours sur 3 mois. En moyenne, il faut compter 2 mois et demi pour qu'un bien trouve un acheteur dans les villes du Top 11. Paris enregistre les transactions les plus rapides (68 jours). A contrario, c'est à Bordeaux qu'elles sont les plus longues (86 jours). Au niveau des prix, la stabilité est de mise à Lille (+0%), alors que cinq grandes villes sont orientées à la hausse : Toulouse (+0,9%), Marseille (+0,5%), Montpellier (+0,4%), Paris (+0,2%), et Bordeaux (+0,6%). Nantes, Strasbourg, Lyon et Nice enregistrent de faibles baisses de prix.
Le point en Île-de-France
Depuis le début de l'année, le marché en Île-de-France se porte bien, grâce notamment à Paris. La grande (+0,8%) et la petite (+0,9%) couronne observent des hausses de prix sur quatre mois. Tous les départements de la région parisienne sont désormais dans la zone verte : +1,2% pour le Val-de-Marne, +1% pour le Val-d'Oise, +0,9% pour les Hauts-de-Seine et l'Essonne, +0,7% pour la Seine-Saint-Denis, et +0,6% pour la Seine-et-Marne et les Yvelines. Entre l'Est et l'Ouest, il existe néanmoins une différence notable. L'Est connait une reprise plus rapide, encouragée par des prix abordables. L'Ouest, de son côté, enregistre un redressement plus lent, avec des prix plus élevés. Depuis février 2024, la Seine-et-Marne et le Val-de-Marne connaissent des hausses tarifaires de +1,8% et +2,3% alors que les Hauts-de-Seine et les Yvelines poursuivent toujours une pression baissière (-0,8% et -0,3%). Aussi, ce dynamisme est moins marqué pour les maisons que pour les appartements dans l'ensemble de l'Île-de-France.
Entre juin 2022 et février 2024, les maisons et les appartements avaient connu des évolutions similaires, avec une baisse des prix de l'ordre de -10%. Depuis que les prêts sont repartis à la hausse, la tendance est différente. Entre avril 2024 et avril 2025, les tarifs des appartements ont augmenté de 1% alors que ceux des maisons ont reculé de -1,6%. Ces différences s'expliquent par le fait que le prix des maisons avait bondi dans les mois qui avaient suivi la crise du Covid.
Photo | Pixabay
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