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39ème observatoire du crédit immobilier - Meilleurtaux

Meilleurtaux

La situation s'améliore au 1er trimestre 2024 - Après une année 2023 où le secteur immobilier a vu les taux augmenter et l'offre de crédits baisser - ayant conduit au très fort ralentissement du marché - 2024 démarre différemment. Les taux ont en effet enclenché des baisses, quand les banques sont toutes de retour sur le marché du crédit immobilier, avec cependant des contraintes règlementaires ayant un impact non négligeable sur la quantité de dossiers pouvant être traités. Meilleurs Agents dresse le bilan du premier semestre et des évolutions du marché.

Bonne nouvelle, « depuis la rentrée 2024, on observe une hausse des demandes de crédits immobiliers, constate Mael Bernier, porte-parole de Meilleurtaux.com. C'est un signe positif pour le marché, mais cette reprise reste timide. » La reprise se fait en effet doucement (+ 30 % depuis l'automne dernier), même si les chiffres sont encore en deçà de l'année dernière (-35 % par rapport à mars 2023).

Pouvoir d'achat en hausse

En parallèle, même si on observe une légère baisse des taux depuis janvier, ils restent - en s'établissant en moyenne à 4,10 % - supérieurs au niveau de la même période l'année dernière (3 %). « En décembre plus de 6 barèmes sur 10 affichaient un taux supérieur à 4,30 % sur 20 ans. En mars plus de 7 barèmes sur 10 s'affichent en dessous de 4,30 % sur cette même durée. Et 1/3 sous la barre de 4,10 % », précise Mael Bernier. Évidemment, cette augmentation fait monter le coût des prêts et impacte le pouvoir d'achat, et donc la capacité d'emprunt, des ménages français. En outre, la baisse (ou stabilisation) des prix ne compense pas du tout l'évolution des taux. Une embellie se profile pourtant avec le ralentissement de l'inflation. Depuis l'automne en effet, les ménages auraient retrouvé 10 000 euros sur leur projet immobilier - pour des revenus mensuels nets de 4 000 euros - et 15 000 euros pour des revenus mensuels nets de 7 000 euros. Un phénomène qui va sans doute se poursuivre, la Banque Centrale Européenne mettant fin à la hausse des taux et prévoyant une baisse l'été prochain.

Assouplir les contraintes règlementaires

Un frein important demeure cependant : depuis janvier 2022, les banques ne sont plus autorisées à prêter au-dessus de 35 % de taux d'endettement. Conséquence : sur la base de finançables de janvier, tous projets confondus, près de 70 % sont sous la barre des 35 %, 25 % sont dans la zone « grise » (éligibles si dérogations bancaires), et 8 % sont totalement infinançables. Alors qu'en juin 2023, le HCSF a décidé que les établissements bancaires peuvent déroger au critère des 35 % pour une marge de flexibilité allant jusqu'à 20 % de la production de nouveaux crédits immobiliers octroyés chaque trimestre civil. « La capacité d'emprunt des ménages remonte, les projets immobiliers sont relancés et les banques sont quasiment de retour avec une vraie volonté de prêter. Seule ombre au tableau ? Les contraintes règlementaires ! précise Mael Bernier. Malgré la baisse des taux, la part des dossiers finançables reste en effet encore critique, il est indéniable qu'il est temps de revoir la règle des 35 % afin de permettre aux Français de relancer leurs projets immobiliers. Nous espérons donc que le HCSF assouplira ses règles prochainement et nous espérons des annonces prochaines à même de faire évoluer les choses... »

Photo | Meilleurtaux

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