L'impact de l'OAT
« Néanmoins, il faut plus que jamais surveiller les OAT 10 ans qui servent de référence aux taux des crédits immobiliers aux particuliers. Pour le moment, elles ne remontent pas et ont même tendance à baisser légèrement, c'est une bonne nouvelle mais pour combien de temps ? En effet, si les OAT venaient à remonter et atteindre 3,50%, les taux des crédits immobiliers ne pourraient que repartir également à la hausse, l'écart entre les deux courbes se resserrant à la défaveur des marges bancaires (cf graph courbes orange et grise). Il faut donc rester vigilants sur les évolutions à venir et notamment l'appréciation plus ou moins favorable de la dette française par les investisseurs étrangers dans les prochaines semaines. Si l'appréciation reste correcte, les taux pourraient continuer de baisser à la rentrée de septembre car les banques n'ont pas encore atteint leurs objectifs commerciaux pour l'année en cours. Il serait alors sans doute possible d'atteindre environ 3,50% pour les dossiers moyens sur 20 ans (niveaux déjà atteints aujourd'hui pour les excellents dossiers), mais dans le cas contraire, nous entrerions alors dans une période de turbulence. La clé est donc entre les mains des politiques ! » conclut Maël Bernier.