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Les taux d'intérêt devraient baisser le 6 juin

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Sauf surprise, la Banque Centrale Européenne devrait prochainement décider de la baisse de ses taux d'intérêt, selon le gouverneur de la Banque de France. D'autres baisses devraient suivre par la suite.

Les taux d'intérêt vont baisser. C'est une bonne nouvelle pour les acheteurs, vendeurs et bien entendu les professionnels de l'immobilier. En effet, François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, vient d'annoncer que « sauf surprise », la Banque centrale européenne (BCE) allait décider d'une baisse de ses taux le 6 juin 2024. La raison : elle estime que le combat contre l'inflation est en passe d'être gagné.
Dans une interview accordée au JDD, le 14 avril, François Villeroy de Galhau, qui siège également au Conseil des gouverneurs de la BCE, a indiqué que « Sauf surprise, nous devrions décider une première baisse lors de notre prochaine réunion du 6 juin ». Le gouverneur de la Banque de France se montre assez confiant sur la baisse des taux en raison d'une « confiance de plus en plus grande dans la trajectoire de désinflation. L'instrument des taux d'intérêt a été une arme efficace contre l'inflation ».

« Gagner la bataille contre l'inflation »

Selon les derniers résultats d'Eurostat, l'inflation se rapproche de 2%, l'objectif à moyen terme de la BCE. En mars, elle a poursuivi son reflux dans la zone euro, à 2,4% sur un an. En France, l'indice des prix à la consommation est en augmentation de 2,3% sur un an le mois dernier selon statistiques de l'INSEE, ce qui correspond à un net ralentissement par rapport à février. « Nous espérons une reprise à 1,5 % de croissance l'an prochain, qui passera prioritairement par la baisse de l'inflation », explique encore le gouverneur de la Banque de France avant de confirmer que le plus difficile est désormais derrière. « La bonne nouvelle, c'est que nous sommes en train de gagner la bataille contre l'inflation. Début 2023, au plus haut, elle était à 7 % en France. Aujourd'hui, elle est redescendue à 2,4 %. Notre objectif est de la ramener à 2 % et nous le ferons au plus tard d'ici l'an prochain ».
Le gouverneur émet des prévisions ambitieuses, avec des indices rassurants qui, selon lui, permettront de tenir les objectifs projetés, notamment celui de la reprise. « Les rémunérations devraient augmenter en moyenne de plus de 3 % cette année et à nouveau en 2025, soit plus que l'inflation. Cela fait du pouvoir d'achat en plus, et donc de la consommation, qui est le premier moteur de la croissance française », ajoute-t-il. « Notre projection annuelle, faite en toute indépendance, reste à 0,8 %. La différence avec le 1 % révisé du gouvernement est dans la marge d'incertitude à ce stade de l'année. Notre prévision de 0,2 % de croissance pour le premier trimestre est issue d'une enquête de terrain que la Banque de France réalise tous les mois auprès de 8 500 entrepreneurs ».

D'autres baisses à venir après le 6 juin

Pour expliquer la baisse à venir des taux d'intérêt, François Villeroy de Galhau reprend sa casquette de membre des gouverneurs de la BCE. Il annonce « une première baisse lors de leur prochaine réunion du 6 juin » qui soutiendra l'investissement. « Nous avons en effet une confiance de plus en plus grande dans la trajectoire de désinflation. L'instrument des taux d'intérêt a été une arme efficace contre l'inflation ».
Pour le gouverneur de la Banque de France, cette baisse du 6 juin n'est qu'une première étape. Elle « devra être suivie d'autres baisses d'ici la fin de l'année », annonce-t-il. Il plaide toutefois « pour un gradualisme pragmatique selon les données économiques et suffisamment agile ».
Tandis que le gouvernement cherche encore à réaliser des économies afin de réduire le déficit public, attendu dorénavant autour de 5,1% du PIB pour 2024, François Villeroy de Galhaut est aussi revenu sur le poids de la dette française. « Le poids des intérêts de la dette que nous devons payer chaque année (...) va augmenter de près de 50 milliards entre 2020 et 2027 », souligne-t-il avant d'ajouter : « c'est autant que nous ne pouvons pas consacrer à nos dépenses d'avenir, comme le climat ou l'éducation ».

Bientôt une réforme du HCSF ?

Enfin, le gouverneur de la BDF a réaffirmé son soutien au Haut Conseil de stabilité financière (HCSF). Il a tenu à défendre les critères « de bon sens » encadrant le marché français du crédit immobilier, au plus bas depuis près de 10 ans. Pour rappel, l'Assemblée nationale examinera, le 29 avril prochain, une proposition de loi du député Renaissance Lionel Causse visant à réformer le HCSF qui édicte notamment les règles encadrant l'octroi de crédit immobilier

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