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Marché immobilier : quels effets d'une stabilisation des taux ?

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Depuis le mois de mai, les taux immobiliers se sont légèrement stabilisés, et cette tendance s'est confirmée en juin. Mais quels effets cette stabilité peut-elle avoir sur le marché immobilier, aujourd'hui et dans les prochains mois ?

Le retour des primo-accédants sur le marché

Après plusieurs mois de tensions sur le marché du crédit, la stabilisation des taux observée depuis le mois de mai semble redonner des couleurs au secteur immobilier. Les emprunteurs reprennent confiance et les professionnels notent une reprise tangible de l'activité.

« On sent qu'un point d'inflexion a été franchi, aussi bien en volume qu'en distribution de crédits. On est repassé au-dessus des 12 milliards d'euros de crédits immobiliers distribués chaque mois en France. » indique Caroline Arnould, directrice générale de CAFPI et présidente de l'APIC, lors de son intervention dans l'émission Figaro Immo, le 20 juin.
Pour les professionnels de l'immobilier, la baisse des taux a joué un rôle décisif, notamment pour les primo-accédants. De nombreux dossiers jusque-là bloqués ont pu être relancés. « La baisse des taux a débloqué bon nombre de dossiers », confirme Olivier Colcombet, président d'Optimhome, lors de son passage dans l'émission Figaro Immo.
Par ailleurs, Caroline Arnould ajoute que « le prêt à taux zéro (PTZ), combiné à la baisse des taux, a permis aux primo-accédants de revenir sur le marché ».

Au-delà de cette reprise sur le front du crédit, la stabilisation des taux a également favorisé une croissance du marché en valeur. Selon Olivier Colcombet, le secteur enregistre actuellement une progression comprise entre 8,5 % et 10 %.

La hausse des prix observée dans plusieurs régions

Avec la stabilisation des taux d'intérêt amorcée depuis mai, les prix de l'immobilier repartent à la hausse dans de nombreuses régions. Une tendance confirmée par les données récentes de la FNAIM.

Fréjus (83) enregistre la plus forte augmentation annuelle, avec +5,5 % en un an, atteignant 4 637 euros le m², tous types de biens confondus.

Ensuite, Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) arrive en deuxième position avec une hausse de +4,9 %, confirmant son statut de ville la plus chère de France : 10 991 euros le m², loin devant Paris, où les prix ont reculé de -9 % en cinq ans, tombant à 9 881 euros le m².

Puis, Poitiers, qui avait vu sa demande exploser après la crise sanitaire, complète le podium avec une progression de +4,8 %.

Plus globalement, dans près de 75 % des villes analysées par la FNAIM, les prix sont repartis à la hausse au cours des trois derniers mois. Certaines envolées sont particulièrement marquées, comme à Metz (+10 %), Caen (+5,6 %) ou Mulhouse (+5,5 %).

La FNAIM prévoit une hausse moyenne des prix de l'ordre de 1 % en France au second semestre, avec des ventes en hausse de 10 %, atteignant entre 940 000 et 950 000 transactions.

Une stabilisation des prix dans certaines régions

« Les prix sont quasiment stables », confirme Olivier Colcombet, président d'Optimhome, qui souligne que le groupe a connu une croissance de plus de 20 % au premier trimestre, tandis qu'Optimhome enregistre une progression supérieure à 25 %.

Selon lui, cette stabilisation touche plusieurs régions, notamment celles qui avaient connu les baisses les plus marquées, comme Paris, Lyon et Bordeaux, où les prix montrent désormais une légère reprise.

D'après la FNAIM, certaines zones enregistrent déjà une hausse modérée, comme Paris (+1,6 % sur un an), les stations de ski (+1,3 %) et les stations balnéaires (+1 %). Ces territoires, très prisés pour leurs nombreuses résidences secondaires, attirent principalement une clientèle aux revenus confortables. Cependant, à Paris, cette reprise reste limitée, freinée en partie par un prix moyen encore élevé, qui constitue un obstacle pour de nombreux primo-accédants.

« Aujourd'hui, on est sur un moment privilégié, un bon moment pour emprunter. », insiste Caroline Arnould, directrice générale de CAFPI et présidente de l'APIC. Si la stabilisation des taux risque de faire grimper les prix dans certaines régions, elle ne doit pas faire oublier que les ambitions d'achat restent bien réelles chez de nombreux Français. D'ailleurs, selon une étude d'Optimhome d'avril 2025, près d'un tiers des Français (31 %) projettent d'acquérir un bien immobilier dans l'année. Alors, face à cette conjoncture, la vraie question est jusqu'où cette stabilisation peut-elle repousser les limites du marché et ouvrir de nouvelles portes aux acheteurs ?

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