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TENDANCE

L'immobilier écolo explose

Près d'un quart des émissions nationales de CO2 proviennent du secteur du bâtiment. À lui seul, il consomme aussi 40 % des ressources naturelles et génère 40 % des déchets. Rien d'étonnant à ce que les pouvoirs publics aient décidé d'encourager l'éco-construction. Désormais, les "éco-quartiers" et les maisons « basse consommation » poussent comme des champignons, 7 000 à 9 000 maisons écologiques se construisent désormais chaque année en France. Mais elles posent un véritable défi : comment concilier le choix de matériels performants permettant de diminuer la facture énergétique des logements et comment doter ces derniers d'équipements de pointe en matière de chauffage, d'eau chaude sanitaire, de ventilation, de climatisation, d'équipements électriques, d'éclairage… Sans pour autant augmenter notablement le coût de la construction ou de la rénovation ? Car, malgré les subventions et les déductions fiscales, faire une maison écolo coûte en moyenne 3 à 10 % plus cher essentiellement en raison du surcroît de main-d'oeuvre et de matériaux, et de la domotique permettant de gérer et planifier les dépenses énergétiques.

Coût des matériaux et installations vertes

Pour les petits budgets, il est utile de penser aux peintures et vernis écologiques. Labellisés, ces produits garantissent une présence réduite de solvants et ainsi un moindre dégagement de composés organiques volatils (COV). Pour économiser l'eau, on peut également penser aux récupérateurs d'eau de pluie ou aux Smart Meters, des compteurs intelligents. Mais aussi à l'isolation, passage obligé pour une maison qui consomme moins. Pour une isolation classique à la laine minérale sous toiture, les tarifs s'échelonnent de 10 à 30 € le m² posé. Du côté des murs, la tendance actuelle est à l'isolation par l'extérieur. Plus efficace, elle permet gain de place et bonne économie d'énergie. Le bois est aussi un matériau isolant, solide et au coût intéressant. Enfin, pour les fenêtres, le produit le plus performant actuellement est le vitrage à isolation renforcée (VIR), jusqu'à trois fois plus efficace qu'un double vitrage traditionnel.

Pour les moyens et gros budgets, tout est envisageable, notamment en matière de chauffage. Opter pour les chaudières et énergies renouvelables par exemple. Le choix est vaste : des chaudières à gaz à condensation, qui réduisent la consommation de 20 % et bénéficient d'un crédit d'impôts, aux chaudières à bois avec les modèles à granules, qui sont alimentés automatiquement. Parallèlement, d'autres énergies renouvelables, issues du soleil, la terre ou l'air sont disponibles. Panneaux photovoltaïques ou tuiles solaires, pompes à chaleur en géothermie ou aérothermie… Attention, sur ce type d'équipement, le crédit d'impôt passera de 40 à 25 % dès l'année prochaine.

Enfin, pour une vraie maison labellisée BBC (bâtiment à basse consommation, nécessitant moins de 50 kWh/m² par an), les premiers prix des constructeurs se situent autour de 100 000 € (hors terrain) notamment chez Camif Habitat, Maisons Phénix ou Mikit. En dehors de ces produits d'appel, il faudra compter un surcoût de 10 à 15 % pour une habitation écologique peu gourmande en énergie et utilisant des matériaux de qualité et respectueux de l'environnement comme chez TWHB, Gaya Concept, etc.

La loi TEPA verdit en rythme

Dans le cadre de la loi TEPA de 2007, les intérêts d'emprunt pour l'achat d'une résidence principale étaient déductibles sur 5 ans avec un plafond à 3 500 € pour un célibataire et 7 000 € pour un couple. La loi de finances rectificative de 2009 prévoit une rallonge pour les bâtiments BBC, donc à faible consommation d'énergie. En effet, contrairement à la législation classique, le crédit d'impôts se fait sur 7 ans et à 40 % de la première à la dernière année, là où un bien « normal » est à 40 % la première année et 20 % les 4 années suivantes. Enfin le plafond global de crédit pour un bien vert neuf est de 21 000 € pour une famille contre 9 000 € pour un bien classique. Ainsi l'économie devient double, crédit d'impôts et économie d'énergie, sans parler de la plue value au moment de la revente.

Les nouvelles normes de performance énergétique

Suite au Grenelle de l'Environnement, de nouvelles normes de construction, les Règlementations Thermiques (RT) sont en cours d'adoption pour 2010 et 2012. La norme RT 2012 prévoit que les nouveaux bâtiments devront consommer au maximum 50 kWh/m²/an (contre 80 à 130 kWh/m²/an aujourd'hui avec la norme RT 2005.)

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