Logo Expression

TENDANCE

Immobilier : les changements en 2026

Unsplash

Nouveau calcul du DPE, hausse des frais de location et du taux du PEL : le début de l'année 2026 apporte son lot de changements pour le secteur de l'immobilier.

850 000 logements sortent du statut de passoire énergétique

C'était l'un des changements les plus attendus, et il est effectif depuis le 1er janvier 2026 : la méthode de calcul du diagnostic de performance énergétique (DPE) a été revue pour ne plus pénaliser le chauffage électrique. Pour faire simple, le calcul se base sur un coefficient qui sert à convertir l'énergie finale (celle qui figure sur votre facture), ce qu'on appelle l'énergie primaire. Jusqu'à présent, le coefficient de conversion pour l'électricité était de 2,3. Cela signifiait que chaque kWh d'électricité consommé comptait en réalité pour 2,3 kWh d'énergie primaire. Mais ce chiffre a changé depuis le 1er janvier 2026 et est passé à 1,9. Concrètement, cela veut dire qu'à consommation d'électricité égale, le DPE affiche une consommation d'énergie primaire plus faible qu'avant. Un logement sera donc mieux noté et paraîtra plus performant, alors qu'en réalité, les équipements et les habitudes n'auront pas changé. Résultats : près de 850 000 logements pourraient sortir du statut de « passoire énergétique ». Ils ne seront plus classés F et G pour être reclassés en E ou D, sans réaliser de travaux. Certains propriétaires, qui étaient menacés par une interdiction de louer, ont droit à un sursis.

Hausse des frais de location

Les plafonds des frais d'agence pour une location n'avaient pas évolué depuis 2014. Un arrêté du 17 juillet 2025 autorise leur augmentation depuis le 1er janvier 2026, en les alignant sur l'indice de référence des loyers (IRL). Pour l'année 2026, par exemple, le calcul se basera sur l'IRL du troisième trimestre 2025 (145,77), ce qui correspond à une hausse de 0,87 % par rapport à l'année précédente. Attention, ces nouvelles règles ne s'appliqueront qu'aux contrats de location signés à partir du 1er janvier 2026.

Le taux du PEL en hausse

L'année 2026 apporte aussi son lot de changements pour le Plan Épargne Logement (PEL). Son taux de rémunération est passé à 2% pour tous les plans ouverts à partir du 1er janvier 2026. Pour comparaison, les PEL ouverts au cours de l'année 2025 sont, eux, rémunérés à 1,75%. Un rappel important : le taux de votre PEL est fixé une bonne fois pour toute le jour de son ouverture, et il est ensuite garanti pendant toute la durée de vie du plan.

Plafond en hausse pour le Prêt Avance Mutation

Depuis 2026, les plafonds de revenus pour bénéficier du Prêt Avance Mutation ont augmenté. Concrètement, cela veut dire que ce prêt pour financer des travaux de rénovation énergétique sera accessible à beaucoup plus de monde.

Suspension administrative de MaPrimeRénov'

Depuis le 1 er janvier 2026, l'aide MaPrimeRénov' était de nouveau suspendue. Il était donc impossible de déposer un nouveau dossier, que ce soit pour un simple geste de rénovation ou pour des travaux d'ampleur. Ce n'est d'ailleurs pas une première : le dispositif avait déjà été mis sur pause plusieurs semaines début 2025, faute de budget, puis à nouveau partiellement durant l'été. « Tous les dossiers déposés en 2025 seront traités en 2026 », avait néanmoins précisé Vincent Jeanbrun, ministre en charge du logement. La suite de ce dispositif restait suspendue au vote du budget 2026.

Bientôt le dispositif « Jeanbrun »

Pour relancer l'investissement locatif, depuis la fin du Pinel, le gouvernement proposait, début 2026, le dispositif « Jeanbrun ». Il figurait dans le budget 2026 qui n'était toujours pas adopté au moment où nous bouclons ce magazine. Ce dispositif fiscal était porté par le ministre du Logement, Vincent Jeanbrun. Concrètement, pour un logement neuf mis en location pendant neuf ans, il permettrait de déduire de ses impôts entre 3,5% et 5,5% par an, en fonction du loyer fixé. Aussi, cet avantage pourrait être cumulé avec le doublement du plafond du déficit foncier si vous faites des travaux de rénovation énergétique. Le plafond de déduction passerait alors de 10 700 euros à 21 400 euros par an. Ce système s'appliquerait sur tout le territoire, sans restriction de zone. Il concernerait aussi les logements anciens, à condition d'y réaliser des travaux représentant au moins 30% du prix d'achat. « Ce dispositif va créer un choc d'offre et permettre de construire près de 50 000 logements en plus par an », expliquait le ministre du Logement.

Photo | Unsplash

© 2026 acheter-louer.fr, Toute reproduction même partielle est strictement interdite

#Tendance 2026

#Marché

#Changements

Partagez :

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée