TENDANCE
La fulgurante progression du coliving

Crise du logement oblige - entre accession à la propriété difficile, taux d'emprunt augmentés et manque d'offres - les Français doivent bien trouver des solutions pour se loger. Parmi elles : le coliving a le vent en poupe auprès des jeunes actifs, des entrepreneurs, des seniors isolés ou même des familles monoparentales. Sur le marché, plusieurs acteurs réussissent à tirer leur épingle du jeu, mais certaines municipalités s'inquiètent du phénomène.
Ce type de logement séduit la génération des millenials et la génération Z, mais également des personnes traversant une période de transition - divorce, changement de ville ou mission professionnelle plus ou moins longue - et même les jeunes seniors. Pour beaucoup, cela simplifie la recherche d'un logement, notamment en termes de délais, de conditions d'accès ou de prix, particulièrement dans les grandes métropoles - Paris, Marseille, Lyon, Nantes, Rennes, Bordeaux... - où ceux-ci peuvent exploser. Hors des grandes villes, le coliving s'affirmerait aussi comme un vecteur de développement local en contribuant à redynamiser des territoires en déclin.
Un investissement rentable, en plein boom
Encore un défi juridique
En 2021, l'investissement dans le coliving en France a atteint le chiffre impressionnant de 455 millions d'euros, soit treize fois plus qu'en 2020. Les raisons de cet engouement : des rendements locatifs élevés, souvent supérieurs aux rendements traditionnels, une demande croissante, un taux de vacance faible. Et pour les propriétaires s'interrogeant sur l'éventuelle transformation de leurs biens en espace de coliving, la plupart des acteurs du secteur proposent d'effectuer une étude de faisabilité en amont, ainsi qu'un accompagnement tout au long du projet.
Il convient cependant de rester prudent, car certaines villes font marche arrière ou tendent à freiner le phénomène : ainsi, la métropole de Lyon, dont l'adjointe Sophia Popoff accuse le coliving de raréfier l'offre et de tirer les prix vers le haut, en raison notamment de services pas forcément indispensables. Autre point d'accroche : le coliving souffre d'un flou juridique, n'ayant pas de statut officiel, le bail pouvant aller de la location meublée, à la location saisonnière ou de mobilité, en passant par la résidence-service... Tout en sachant qu'il faut également tenir compte de la destination urbanistique du bien, de son usage et de ses modalités d'exploitation.
Photo | Freepik
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