L'Adresse : « La reprise est surprenante »
Après deux mois de confinement et un secteur à l'arrêt, le Covid 19 a rebattu les cartes de l'immobilier. À l'heure du confinement, les professionnels comme les particuliers s'interrogent : crise ou non, quelles évolutions des critères de recherches, pour quels profils ? Éléments de réponses avec Brice Cardi, président du réseau L'Adresse Immobilier.
Aujourd'hui, que constatent les professionnels de votre réseau sur le terrain ?
Brice Cardi : Nous avons d'abord craint un scénario attentiste, force est de constater qu'il est pour le moment évité. La reprise est même surprenante. C'est sans doute dû au fait qu'environ 90 % des acquéreurs reprennent leur projet et souhaitent le mener à terme. Autre point : de nouveaux acquéreurs ont eu le temps de réfléchir pendant le confinement et mesurent l'importance de se sentir bien chez eux. On constate aussi que les prix de compromis pour lesquels il y a eu rétraction durant le confinement sont aujourd'hui supérieurs.
Y a-t-il suffisamment de mandats pour répondre à la demande ?
B.C. : Je ne pense pas qu'il y aura de décrochage en matière d'offres. Depuis trois ans le marché est ultra dynamique, avec une offre rare pour une demande importante. Clairement, aujourd'hui rien ne change. Il faut attendre que les chiffres parlent, mais le ressenti est positif et le marché semble être le même qu'avant le confinement.
En fonction des difficultés économiques des Français, pensez-vous que les volumes de vente garderont leur dynamisme d'avant confinement et que les prix resteront les mêmes ?
B.C. : En tant que professionnels, nous constatons que même lorsque le moral des Français est en baisse, ceux-ci se réfugient dans l'épargne et dans l'immobilier. Avant le confinement, nous avions fait le constat du durcissement des conditions d'octroi de crédits pour les ménages les plus modestes, les primo-accédants et les investisseurs, les recommandations du HCSF datant de fin 2019. Mais si les volumes se maintiennent et que l'envie des Français est là, je ne vois pas les marchés s'effondrer.
Avec le confinement, on entend dire que les Français veulent un jardin ou une pièce de plus. La typologie des demandes évolue-t-elle en profondeur ?
B.C. : On constate en effet une tendance vers de nouveaux besoins, mais il ne fait pas oublier que cette période reste singulière. Il est cependant vrai que près de la moitié des Français disent ne pas avoir eu de plaisir à rester confinés chez eux, sans doute parce que les conditions ne s'y prêtaient pas. Et si les marchés ont toujours plus profité aux grandes villes parce qu'elles permettent d'avoir un logement à proximité de son travail, la notion de télétravail s'est imposée, prouvant qu'on pouvait être très efficace et productif en restant chez soi. Beaucoup d'entreprises s'interrogent donc sur la nécessité qu'elles ont aujourd'hui à disposer de mètres carrés pas forcément utiles, à faire perdre du temps en transports à leurs collaborateurs. Cette lame de fond provoquera sans doute un glissement des demandes vers des villes de moyenne importance pour des cadres pouvant profiter de plus de journées de télétravail.
L'investissement locatif représentait un quart des transactions en 2019. Ce marché est-il en danger ou peut-il au contraire profiter du contexte ?
B.C. : Sur ce marché également, nous observons l'arrivée de nouveaux investisseurs. Beaucoup de personnes ont nourri leur projet pendant le confinement. C'est une très bonne nouvelle. La seule problématique reste les recommandations du HCSF, j'espère que cela évoluera dans le bon sens pour tous les acquéreurs, dont les investisseurs.
Demandez-vous des mesures sectorielles pour soutenir d'immobilier ?
B.C. : C'est encore trop tôt pour le dire, surtout si les Français maintiennent leur envie d'investir. Il faudra peut-être s'adapter et prendre des mesures en fonction des marchés, des profils et des typologies.
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