FISCALITÉ
Croatie : un marché immobilier très attractif

Si jusqu'ici l'Espagne remportait bien des suffrages pour investir en Europe, la Croatie est en passe de la dépasser. La raison : des paysages préservés à couper le souffle, des prix encore accessibles et une fiscalité très avantageuse. Le pays est une destination immobilière idéale pour les retraités souhaitant profiter d'une résidence secondaire ou réaliser un investissement locatif, les touristes y étant toujours plus nombreux. Pour autant, les règles de l'immobilier croate ne sont pas les mêmes qu'en France. Avant de se lancer dans un projet d'achat, il s'agit donc de s'adresser au bon intermédiaire.
Depuis quelques années, la Croatie a intégré la short-list des cinq pays européens où il fait bon investir et où les placements immobiliers sont les plus rentables. Le pays attire indéniablement et le nombre de touristes, toujours en augmentation, le prouve : de janvier à décembre 2015, la Croatie a accueilli 14,9 millions de visiteurs, une hausse de 8,5%, comparé à 2014. « On est au coeur de l'Europe, déclare Nicolas Pekic, fondateur et directeur de l'agence franco-croate Immo- Croatie. Ici, le mélange des cultures n'est pas un vain mot. Zagreb, par exemple, ressemble à un petit Vienne à l'architecture austrohongroise, Split est une ancienne ville antique et la côte est plus méditerranéenne, voire italienne. Le pays dispose d'un patrimoine historique, gastronomique et architecturale très varié. »
Authentique et préservée
Parmi les touristes tombés sous le charme de la Croatie, de plus en plus de Français franchissent le pas en décidant d'investir dans un bien immobilier. Il faut dire que le pays fait de plus en plus figure d'Eldorado. Il possède de superbes paysages variés en Istrie, ainsi qu'en Dalmatie (touchée par la guerre de 1991 mais dont les séquelles ne sont plus visibles), et sur ses îles qui sont également très prisées (la Croatie en compte 1185 !) : Korčula, Lošinj, Hvar ou même Goli Otok (un ancien goulag que l'Etat croate a décidé de vendre). « En raison d'une interdiction de construction durant les années de socialisme, le littoral n'est pas bétonné sur les îles telles que Korčula, Lošinj, Lastovo, indique Nicolas Pekic. La côte croate est restée très typique, préservée. Ce côté paradis perdu plaît beaucoup. Ici, il n'y a pas encore de "ghettos pour riches", les plus belles villas peuvent être situées juste à côté d'une petite maison de pêcheur et les relations entre voisins sont encore simples et amicales. Les acheteurs recherchent cette authenticité. »

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Le marché locatif en plein boum

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Autre atout : le marché immobilier est encore accessible. « Globalement le coût de la vie, notamment de l'immobilier, est beaucoup plus bas qu'en France, explique Nicolas Pekic. En 2009, les prix de vente ont été quasiment divisés par deux, les acheteurs ne s'y trompent pas. Pour notre agence, le nombre de prospects a d'ailleurs doublé depuis 2014. » Question prix, ils dépendront bien sûr du bien mais aussi de sa localisation. Ainsi en bord de mer, on trouvera des biens à 1600€/m², en périphérie de Zadar ou de Split. A Dubrovnik, cela devient plus compliqué et plus cher, avec des surfaces à environ 5000€/m². « Les biens de prestige, à plus d'un million d'euros, sont un peu plus difficiles à trouver, constate Nicolas Pekic. Sauf pour ceux qui peuvent s'acheter une île. » La plupart des acheteurs disposent d'un budget de 150 000 à 350 000€. Il s'agit souvent de retraités souhaitant acquérir une maison - futur point de ralliement familial - et se constituer un patrimoine à transmettre. Grâce à un tourisme toujours en hausse, l'investissement locatif y est aussi promis à un bel avenir, avec un rendement pouvant facilement atteindre 7%.
Prudence à l'achat
La Croatie attire aussi les acheteurs étrangers pour sa fiscalité avantageuse. Les frais de succession, taxe foncière et taxe d'habitation y sont en effet inexistants et comme dans plusieurs pays des Balkans, il n'y a pas non plus d'impôt sur la plus-value au-delà de trois ans. Les charges (eau, électricité, gaz, ordures ménagères) et impôts sur les revenus locatifs correspondent, quant à eux, à seulement 10% des revenus locatifs en moyenne. En revanche, comme partout, il s'agit de se montrer prudent dans sa démarche d'achat : «On trouve un peu tout et n'importe quoi sur Internet, constate Nicolas Pekic. Ici le marché n'est pas régi ou encadré par des lois comme c'est le cas en France, l'Etat se contente d'enregistrer les transactions immobilières. Pour acheter, il faut donc s'adresser à une agence de confiance ou, au moins, à un avocat. »
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