FISCALITÉ
Immobilier : le projet de loi de finances 2026 revoit le délai d'exonération totale sur la plus-value des résidences secondaires

Dans un contexte politique incertain, marqué par la préparation du projet de loi de finances 2026 et la nomination de Vincent Jeanbrun comme ministre chargé de la Ville et du Logement, les acteurs de l'immobilier suivent de près les mesures à venir. Le 3 novembre, les députés ont adopté un amendement au projet de loi de finances, porté par Corentin Le Fur (LR), visant à réduire la durée requise pour bénéficier de l'exonération d'impôt sur la plus-value des résidences secondaires et autres biens immobiliers non affectés à la résidence principale. Objectif affiché : stimuler la fluidité du marché immobilier. Focus sur cet amendement et du mécanisme de la plus-value sur les résidences secondaires.
Exonération des plus-values : un nouvel amendement pour dynamiser le marché des résidences secondaires
Le député Corentin Le Fur a proposé un amendement visant à réduire de 22 à 17 ans la durée de détention nécessaire pour bénéficier de l'exonération totale d'impôt sur la plus-value des résidences secondaires et autres biens immobiliers non affectés à la résidence principale.
Selon le parlementaire, cette réduction permettrait de fluidifier le marché immobilier, de favoriser la mise en vente des logements vacants et de stimuler les transactions dans l'ancien, tout en conservant un effet dissuasif contre les opérations spéculatives à court terme.
L'amendement répond à trois objectifs majeurs : relancer la mobilité résidentielle, alléger les tensions sur le marché du logement et simplifier le régime d'imposition des plus-values, sans compromettre les finances publiques, grâce à un rythme d'abattement ajusté. Adopté par l'Assemblée nationale, ce dispositif pourrait constituer un levier significatif pour dynamiser les transactions immobilières dans les années à venir. Pour apprécier pleinement l'impact de cet amendement, il est essentiel de comprendre le mécanisme d'imposition des plus-values immobilières sur les résidences secondaires.
Comprendre le mécanisme de la plus-value sur les résidences secondaires
Selon Nexity, la plus-value immobilière correspond à la différence entre le prix de vente et le prix d'acquisition d'un bien immobilier. Pour les résidences secondaires, ce calcul prend en compte les frais d'acquisition et de vente, ainsi que les cas d'exonération ou de réemploi de la plus-value.
En termes simples, la plus-value brute est la différence entre le prix d'achat et le prix de vente. Elle est généralement imposable, mais la durée de détention du bien influence directement le montant de l'imposition. Pour une résidence secondaire, le taux total de taxation s'élève à 36,2 %, combinant l'impôt sur le revenu (19 %) et les prélèvements sociaux (17,2 %).
- 6 % par an entre la 6 et la 21 année,
- 4 % la 22 année,
- Exonération totale pour l'impôt sur le revenu après 22 ans,
- Exonération totale pour les prélèvements sociaux après 30 ans.
Cette réforme fiscale a suscité des réactions immédiates dans le secteur immobilier, chacun cherchant à anticiper son impact dans le marché des résidences secondaires.
Plus-values sur résidences secondaires : des réactions contrastées dans le secteur immobilier
La nouvelle mesure fiscale envisagée pour relancer le marché immobilier ne laisse pas indifférents les acteurs du secteur. Sur LinkedIn, les réactions des professionnels sont variées : certains peinent à croire à cette prise de conscience concernant la pression fiscale, tandis que d'autres se demandent s'il ne s'agit pas d'une « erreur de frappe » ou d'un « accident législatif ». D'autres encore y voient une opportunité pour le budget public, à condition que le nombre de transactions augmente.
Plus mesurés, certains experts rappellent que cette mesure ne concernerait que l'impôt sur le revenu (19 %), les prélèvements sociaux (17,2 %) restant dus.
Si l'adoption par l'Assemblée nationale de cet amendement marque une étape notable dans la révision du régime fiscal des résidences secondaires, son impact concret sur le marché reste incertain. Entre espoirs de fluidité accrue, anticipation des ventes et prudence face aux effets sur le budget public, les acteurs de l'immobilier observent avec attention la suite du processus législatif.
Les décisions des sénateurs seront déterminantes pour savoir si cette réduction du délai d'exonération pourra réellement stimuler les transactions et répondre aux tensions persistantes sur le marché des résidences secondaires, particulièrement dans les zones où la demande reste forte.
Photo | Canva Pro
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