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Budget 2026 : ce qui change pour l'immobilier

L'adoption du projet de loi de finances 2026 dans sa version définitive, le 2 février dernier, apporte son lot de changements pour l'immobilier.
Reprise de MaPrimeRénov
Après le rejet de plusieurs motions de censure et des mois d'échanges au Parlement, le projet de loi de finances 2026 a enfin été adopté dans sa version définitive le 2 février. L'une des premières conséquences de l'adoption du budget a été le retour du dispositif MaPrimeRénov. Pour rappel, ce guichet avait été fermé, faute de budget, le 1er janvier 2026. Plus de 83 000 dossiers déposés fin 2025 étaient restés en suspens. L'instruction de ces dossiers « orphelins » a repris.
Intervenue le 23 février dernier, cette réouverture est accompagnée de plusieurs évolutions. Bonne nouvelle pour les propriétaires de logements classés E, F ou G, plus simplement appelés « passoires thermiques », les aides pour une rénovation d'ampleur sont de nouveau accessibles. Pour en profiter, une étape est indispensable : il faut d'abord prendre rendez-vous avec un conseiller France Rénov' avant de monter son dossier. Cet accompagnement est entièrement gratuit. Les aides pour des travaux plus ciblés, le « parcours par geste », sont également de retour pour les foyers aux revenus modestes, très modestes et intermédiaires. Attention cependant : certains chantiers, comme l'isolation des murs ou l'installation d'une chaudière à biomasse, ne sont plus pris en charge dans ce cadre.
Le budget pour l'aide MaPrimeRénov' n'évolue pas et reste à 3,6 milliards d'euros, comme l'an dernier. La différence est que cette somme coûtera moins cher à l'État, qui va s'appuyer sur les Certificats d'économie d'énergie. Concrètement, cette enveloppe permettra à l'Agence nationale de l'habitat de financer environ 150 000 chantiers ponctuels, comme le changement d'une chaudière ou de fenêtres, et d'accompagner 120 000 rénovations de plus grande ampleur.
PTZ et taxe sur les logements vacants
Autre évolution : celle du Prêt à taux zéro (PTZ). Il est prolongé jusqu'à la fin de l'année 2027. Pour le rendre plus accessible, les plafonds de revenus ont été revus à la hausse et les conditions pour en bénéficier sont plus souples. Aussi, les plafonds du coût de l'opération devaient augmenter de 25%. Ce dispositif reste destiné aux primo-accédants pour l'achat de leur résidence principale.
La loi de finances 2026 a également réformé la fiscalité des logements vacants. À compter du 1er janvier 2027, une taxe unique, la Taxe sur la Vacance des Locaux d'Habitation (TVLH), viendra remplacer les deux taxes actuelles. Le but est de simplifier le système et de donner plus de marge de manoeuvre aux communes. Elles auront, par exemple, la possibilité de doubler le montant de la taxe pour encourager les propriétaires à remettre sur le marché des logements inoccupés depuis trop longtemps.
Dispositif Jeanbrun
Le gouvernement compte sur le nouveau « dispositif Jeanbrun » pour relancer l'investissement locatif. Ce plan, qui tire son nom du ministre du Logement, s'appelle officiellement « Relance Logement ».
Le statut LMNP sauvé
Le PLF 2026 a également décidé de ne pas remettre en cause l'amortissement en location meublée. Le scénario inverse était redouté par de nombreux investisseurs adeptes du statut de location meublée non professionnelle (LMNP). L'amortissement permet de déduire de ses loyers la perte de valeur théorique du logement, des travaux et du mobilier. Ce mécanisme, bien souvent, réduit fortement l'impôt sur les revenus locatifs, pendant de longues années. Par ailleurs, le LMNP a connu une hausse de la CSG et l'imposition de tourisme s'est alourdie.
Pas de gel des APL
Contrairement à ce qui était prévu au départ, il n'y aura finalement pas d'année blanche pour les prestations sociales en 2026. Le projet de geler les aides comme le RSA, l'AAH, les allocations familiales ou encore les APL, a été abandonné. À la place, elles seront bien augmentées de 0,9% à partir du 1er avril 2026. Concrètement, il s'agit d'un petit coup de pouce pour le pouvoir d'achat des foyers les plus modestes. Cette augmentation, même si elle reste limitée, est aussi une bonne nouvelle pour le marché locatif car elle contribue à maintenir la solvabilité d'une partie des locataires.
Enfin, le Premier ministre Sébastien Lecornu a dévoilé un nouveau plan pour relancer la construction. Baptisé « Plan Relance Logement », il a pour objectif de bâtir 2 millions de logements neufs d'ici 2030.
Photo | Pixabay
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